‹ Le luxe comedie en quatre actes et en proseChapitre 97 sur 103 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

MOREL, regardant les liillels avec égarement.

Cet argent? (Puis, après un instant, se levant lout à coup avec une explosion terrible, et saisissant Farju it la gorge.) Ali! misérable!.,, tu me corromps,., tu veux me corrompre!

FARJU, se débattant.

Aïe!... monsieur Morçll...

MOREL, le lâchant et le repoussant.

Pas uu mot... plus un mot... malheureux!... (Prenant le milieu du théâtre.) Cet homme a pu croire que j’allais succomber à ses tentations!... C’est vrai... lo désespoir m’avait rendu fou!... j’étais 1;\ muet, sans la conscience de moi-même !...Mais Dieu soit loué !... je me réveille à temps pour comprendre qu’il y a un malheur plus grand que la ruine... plus grand que la misère... que les outrages... plus grand que tout... et ce malheur, c’est d’être coupable !

FARJU, suppliant.

Monsieur Morel...

MOREL, avec colère.

Va-t’en... va-t’en... ou plutôt, non! écoute!.., ce sera ton châtiment ! (11 court â son bureau.) écoute !... (Il écrit convulsivement.) « Et maintenant... tous les titres des candidats examitiés.... je conclus en faveur de messieurs Gautier frères... et je sigtie : André Morel ! (Il plie son rapport, sonne; Marteau paraît, un peu confus.)

FARJU, à part.

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