M. OPHTHALMIE LÉGÈRE OU CATÀRRHALE
L'ophthalmie légère, survenue à la suite d'un refroidissement, est la seule dont nous ayons à parler ici.
Le blanc de l'œil, dans ce cas, est injecté ; il offre une couleur rouge vive; l'œil est le siège d'une chaleur, d'un picotement incommode, d'un écoulement de larmes plus ou moins abondant survenant par accès. L'impression de la lumière est difficilement supportée. Les mouvements de l'œil et de la paupière occasionnent de la douleur ou une sensa-
lion particulière qui fait croire à la présence d'un peu de sable fin à la surface des conjonctives. Tous les matins les paupières sont agglutinées et chassieuses. Le traitement qui compte le plus de succès dans ces cas, consiste à prendre un bain de pieds avec une once de farine de moutarde et une poignée de gros sel de cuisine; à boire, le soir, avant de se coucher, et le matin en sortant du lit, la moitié d'un litre d'eau de sedlitz ; à se bassiner les yeux les premières heures avec du lait frais, et à user ensuite d'un collyre composé, ou bien d'eau de rose (quatre onces), de sulfate de zinc (huit grains), d'extrait de saturne (un scrupule) et de laudanum de Sydenham (deux gros); ou encore d'eau distillée (trois onces) et de nitrate d'argent (trois grains).
Nous sommes arrivé au terme de notre tâche ; elle a été plus longue que nous ne nous le proposions. Notre intention, en écrivant ce livre , n'a pas été d'afficher des prétentions à l'érudition : nous avons, au contraire, tâché constamment d'éloigner les termes scientifiques et de laisser là un style fleuri et élégant, pour parler d'une manière simple, claire et de manière à être compris par tout le monde. Veuille l'ouvrier agréer ce travail avec plaisir, et nous aurons obtenu la seule récompense que nous ayons ambitionnée , celle d'avoir contribué à son bien-être.