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MAGASliN IMTTOHESOUË.
me direot , ces feuilles dégagées de leur côte cl bouillies sont un excellent vomitif; la côte seulement est un purgatif: ils obtinrent aussi une espèce de lait d*un fruit presque aussi dur que le coco, et à peu prè^ diç h même grosseur ; ce lait ressemble à celui que contien^ieQt ks boites de conserve; il est gras et en le battant un peu on en obtient une sorte de beurre d*un bon goût, el qui peut 9im4 si^vir à Pédairage. Aussile fjuit se nomme-l-M maniecosQ (beurrier) ; il provient d*une classe de palmier j^^mmée Vira chanta (1).
Nous continuâB«e« potre rou(e sous une piujiiB continuelle. Noos passâmes ieiiiWères deSarayaco et Gampuçano. arrivés devant la rivière 4^ CjUapaci^ , nous fûm^s obligés d*y disposer lin campement, 1^ eaux éu^ enflées et furieuses. Nous passâmes flagt-septjp^pirs devait cette rivière, pouvant à peine sortir de noa ranckQêj k^ «lien était si étroit que je devais me baisser beaucoup pou;r y entrer. Pour me préserver des moustiques, }e oi'écajis €BÂ>riqué m^ porte en fil d'acier primitivement destiné ^ faire 4^» ea^ea qj4 je comptaia renfermer des oiseaux- mouches vivants ; j« paasais preaque tout' mon temps à fumer dani9 ce trou ou à souffrir , ma santé m'aliandonnant. Mes rare» sorties étaient malheureuses. Une fois-un de mes Indiens fstri/9$ro$f éloigné de moi de quelques centaines de pas, fut mordtf à la jamiie par un serpent : lorsque j'arrivai près de lui, il é||til eiitrèinenient enflé et il écumait ; il me fut impossible de lui desserrer les dents pour lui faire avaler l'antidote que je ppMdais , composé d'une espèce de fève nommée cedronp qui 9e rencontre aux environs de Santa-Fé di Bogota. La mort de ce pauvre homme augmenta beaucoup notre tristesse. Une autre fois, en poursuivant un oiseau-mouche , je tombai dans une espèce de puits dont Touverture était masquée par des broussailles ; je me crus perdu , je ne voyais aucun moyen d'en sortir ; mon. chien me sauva en hurlani d'une telle force qu'il fut entendu de me^ hommes qui vinrent et m'aidèrent à sortir. Us me dirent que c'était un piège comme en font encore les iauvages , et que quelques fois l'on en trouvait plusieurs à peu de distance les uns dos autres.
Lorsque les eaux eurcat ^tudis un ment baissé, nous continuâmes notre tpuie §t nous uriivâmes bientôt devant la graade rivière de Mocoa, dans UH^ueUe se jettent la plupart de celles que |'ai d^jà nommées, à l'exception de San-Franclscoyaco, et d^une autre qu'où me dit être le Putumayo, ((^ui se jette dan^ ^Amazone et que nous avions passée sur un radeau constru|| par mes Indiens avec des tiges d'Agave ; ^intérieur de ces tiges est spoftgieux comme du liégd et est très-précieux pour les entomologistes qui peuvent les em- |ilu)ii |Mjut ^^Nii le fond des botiea dans lesquelles ils pJquiMit letJffl iii!iUi:L'.'S.
J'étiils ^fiuffrtirit ^!t ne pouv<di| pat; jouir du beau paya pu mm fiuiii» troitviun^. Fendant (9 temi)9 que nous y restâmes Jt! tuai (|iK<ktui9!ï Jolies espèces d'oi^^ux , entre autres un oiseaii-tooucUe dont la queue eal liUif^e de plus de 16 cen- Limèues H du vcri le plus chatoyant: j'ai nommé cette superl)e espèce le Mocoa. Je pris au^i en cet endroit un perroquet d'une espèce rare , (jnç }*al rap{>orté vivant à Paris.
Mes Indiens nous montrèrent une espèce de jonc mince , nommée Floca, d'oii ils expr||i)^rcni un jus (|u'ils avalaient.
(i) Le mol chouta, emprunté à Tune des langues des indigènes, est employé dans les diveisej» parties de U Nouvelle-Grenade puur désig^ner, ici un (Millier «M geuéial. là uuf espèca parlicuUàrç de palmier, plus loin yue. autre espèce ^ouvei^t ires>dilférente ^e la première. H y a beaucoup de paliuiei-^, outre celui dqpt il est ici question, qui donnent une espère de beurre. Pour l'obtenir on concasse le fruit, un broie ram.iii(ie intérieure , et on lave à grande eau la pAte qui en résulle. Kn laissant reposer celte •au on voit monter à la surface une gr<-ii:^i)e peu sapide qui, si ou y ajoute du sel, ressemble un peu pour le goût à du beurre encore
lé de lait , el si on y met, au contraire, du sucre et un peu de
nr d'oranger, lait une assez bonne crème.
et inc dirent que cette boisaon leur donnait des foreelet que jamais ils ne manquaient d*en boire lorsqttMJs en avaient la facilité , av^c modération toutefois, parce qu'autrement ils en souffraient ; la valeur d*un verre à Uqaeor leur suffisait. Je bus de ce Jus dont le gottt était ttraer ; j'étais trop malade pour juger de son eiiet. Le 9 mai, nous passâmes, sans de grandes diiBcuhés, la rivière de Mmm divisée en cinq bras.
Mocoa est composé de dix cabanes réunies et d*iiiie quarantaine d'autres dispersées dans les bois. Les iiabitants se peignent la figure et le corps avec une matière onctueoiè rouge , extraite d'un petit arbuste du nom de Aohiùte^ doitt les feuilles sont grandes; il donne une enveloppe épinèise , molle, de la grandeur de trois doigts et remplie de pentes semences noires couvertes d'une àss^t 'iM^iâé quaniil4 de cette matière, dont on se sert aussi pour les' assâSsonnëments (1). Ils sont d'un caractère doux , quoiqu'ils soient ea commimication constante avec des nations barl)ares et anthropophages ; ils vivent de poissons , de bananes et de luea (2), racine farineuse excellente ; leur boisson , pour les Jours de réjouissance, est la Ghicha. Ces joodrs-là ils mangent de h viande salée de tapir ou datUa et de sanglier qui leur e^ apportée par les Indiens deSan-Diego, petit village situé à la distance de quelques journées. Ils font tm asses grand commerce de cire qui leur est apportée par les sauvages qiii les a voisinent; ils l'échangent eux-mêmes contre ce qui leur est nécessaire avec ceux de leurs voisins qui sont en contact avec la civilisation. A Mocoa l'on chasse beaucoup avec la sarbacane et de petites flèches , comme à Sebundol ; ils se servent de deux poisons végétaux pour leurs flèches , l'nn tue presque subitement, et l'autre enivre et fait mourir après quelques instants , en provoquant un vomissement ; le sel est l'antidote de l'un et l'autre ; un homme ayant du sel dans la bouche pourrait , ôïlon , recevoir vingt-cinq flèches empoisonnées sans ressentir d'autre mal que celui de la piqûre. 11 n'en est pas ainsi à Rio-Hacha^ sur l'océan AUantique , où les Guayros emploient un poison dont je n'ai pu connaître l'antidote pendant mon séjour au milieu de çfm sauvages.
La plupart des Indiens de Mocoa se font suivre à la prooenade par l'olseau-trompette (Irompetero) ^ l'Agami ou Pêophia erepitanê des naturalistes , qui fait entendre un bruit qui (ai a valu ion nom ; ce son semble ne pas sortir du bec , mais des enviroQs du croupion , et c'est ce qu'exprime l'épithète qui diH partie de son nom latin. Lorsque cet oiseau sent la présence d'un serpent il s'en approche , le combat e| souvent te tue. Chaque matin le trompelero salue son maUre en le touchant avec ses afles. (Test de tous les oiseaux celui qui s'attache le plus à l'homme.
Je ne dois pas négliger de mentionner plusieurs arbres qui se trouvent aiu( environs de Mocoa. L'un, que l'on nomme Cafpi toracha (arbre donnant la gale) , est d'une hauteur moyenne, touflfu, avec les fsuilles grandes et lustrées, vert clair dessus, values, mielleuses dessous, d'une odeur peu agréable. Les animaux peuvent impunément manger de ces feuilles et dormir prôa de l'arbre ; mais un homme qm se repose sous cette ombre perfide, enfle bientôt, est saisi d'une forie fièvre et atteint d'une gale difficile k guérir. Si l'on s'endort on meurt, ou Ton ne se révelUe qu'avec les agoniea de la mort. lii\ fait remarquable, ai c« que l'on m'a dit esl exact, est que la fumée de ce bois est un préservatif infaillible contre cette influence. Ainsi, en portant un tison i moitié éteint à la main , l'on peut rester sans crainte sous l'arbre.
(x) VJchiote est le rocou , qui , dans quelques parties à» l'Amérique du Sud , est employé à donner aux mets une oouleor rougeitre qu'on obtient ailleurs avec ie safiran.
(1) La Inca est le manioc, dJandi mca. Les iudi|ènes nommaient Tapi luca la farine faite avec la raeiae râpée ou U fécui» qu'on eu extrayait au moyen du lavage ; c'est notira tûpi^êd.
MAÛAStN PITTORESQUE.
El bejuco êimpatico est une liane de couleur blandifttre , de la grosseur d*un à deux doigts , aussi haute que Tarbrc le plus élevé , et quelquefois retombant jusqu*à terre. Les Indiens content que si une personne passe près de cette liane, 00 la voit se mettre en mouvement, et que plus on en approche plus elle s'agite avec violence ; quelquefois , dbent-ils , un morceau se délie et frappe le voyageur avec force.
A la un de mai je quittai Mocoa acccompagné seulement de douze Indiens, chargés d'elTets et de marchandises, et de deux autres qui iaisaient auprès de moi les fonctions de domestique. Je cheminai à pied, doucement, soutenu la plupart du temps par mes Indiens, et admirant à chaque pas la grande et belle nature , les richesses innombrables que m^offrait cette partie de TAmérique. Je remarquai une espèce de liane qui naît au pied des grands arbres et qui les serre fortement, jusqu'à ce qu'une autre liane de même espèce la serre à son tour et la détruise ; de cette liane on retire une résine douée de propriétés très-actives et qui entre dans la composition de divers remèdes , suivant ce que me dirent mes compagnons. XiC 4 juin j'arrivai à San-Diego ; il était temps , car je faillis mourir avant d^atieindre ce village ; la chaleur y était accablante et je me repentais beaucoup d'y être venu , ne comptant plus alors pouvohr réaliser mon projet de me rendre, à. travers des contrées brûlantes, au Para par le Caqueta et le fleuve des Amaxones.
Aussitôt que mon hamac fut accroché je me jetai dedans et m'endormis. Le lendemain, lorsque je m'éveillai, je me fis tout ensanglanté et je m^perçus que j'avais été saigné par des chauves-souris ou vampires, ce qui n*était pas arrivé à Bfanuel Carasquilio qui avait eu soin d^étendre un filet devant sa fenêtre. Le sang que je venais de perdre m'affaiblit à on tel pomt que je pouvais à peine parler \ aussi je conseillai a mon compagnon de ne point m'àttendre, et je ne songeai plus qu'à regagner les Cordillères des Andes; je cédai, en conséquence, presque toutes mes marchandises à d<m Manuel CarasqulUo, qui me quitta le troisième j6ar de notre arrivée à San-Diego.
J'étais mourant lorsqu'on vint m'ofldr un piauvre enfant^ d'environ dix ans , en échange de deux hadiM ; j^acceptâi avec empressement ce marché , et me trouvai heureux d'avoir cette petite créature près de moi. Cet enfant appartenait à la nation des Albristotes; son père, sa mère et lui avaient été faits prisonniers par les Mesalies, sauvages anthropophages , vivant sur les bords du Caqueta : les deux premier» avalent été mangés et lui échangé ; ces barbares ne dévorent pas les enfaMs.
Le petit vilka^ de San-Diego était habité par plus de cent Indiens af ant le corps peint et tout nu , sauf une cehiture en écorce d'atMre. Lorsque l'un d'eux meurt , on enterre avec le défunt tout ce qtn lui a appartenu : mie calebasse, contenant le poison , est là seole chose qui ne le dnài pas dans l'autre monde.
Dans les cases <le San-Diego <m est tourmenté non-seulem<^t par ïeA moustiques, les chauveihsouris, les scorpions et les miUe-pîèds , diais encore par une rnooehe presque microscopique iMl la piqûre est très-vèûimeiAe. Dans les bois, on a d'autres ennemis à redouter : les premiers et les plus nombreux sont les wiguas et les garapatoi ; ceiks-d sont tellement nombreuses , que dans l'espace de cinq nrtnutes on est exposé à être assailli par des milliers; les autres, dans les vingt-quatre heures, se gonflent d^im grand nombre d'œufs. On prévient les attaques de ces fâcheux insectes en se frottant diaque jour avec de l'eau-de-vie dans laquelle on a (ait infuser dn tabac (1).
(i) La Nigua est U chique des colons français, PuUx pênet/ans des uaturalistes '; la Garapata est une i&ode ou tique. L'espèce dont parle le voyageur est dilftrente de celles que nous avons dans notre pays^ et dont l'uue, connue des piqueurs sous le uoiu de louvette, s'attache aux cbieus ilt: ciia^M!* taudis (|u*une autre, l*ixude iéticulé«*, .«'atucli« de préférenc« aux boub. Un iasectt
Puisqu'il est question dMnsectes , je ne dois pas oublier de parler id d'une petite araignée roiige , delà grosseur d'ihi pois , qui , dit-on , tue quelquefois instantanément celui qu'elle mord. Cette araignée se trouvé à environ trente lieues de Guatemala (Amérique centrale), dans tin pay^ nommé Eicuintla, où j'ai séjôtirné.
Pendant mon séjour à San-Dlegd, tes hommes lés pliis intelligenis du village me parlèrent d'anhnaux extraordinaîreif et de plantes merveilletises.
11 existe chez eux , disent-ils , un serpent qu'ils appelleur le serpent-chien ; sa longueur est de 2 mèti^ , et sa grosseur celle d'une chandelle ordkaire ; le corps est rayé , vett et noh- ; sa tête est grande et a deux oreilles longues de tHAl doigts ; cet animal a l'odorat du chien ; il suit les personnes la nuit, et si le voyageur repiose dans le bois, fl aiihe à en toucher la peau ; il suffît d'avoir des feuilles de tabac sur soi pour éloigner ce serpent.
Dans les forêts est un animal qu'ils noihment Quithza-^ ndhui ou trols-yeux ; c'est un singe de la grosseur d'un écureuil noir, le corps bien svelte et tm peu levrette , le musead peu long; le troisième œil qu'il a au miiieti du front n'est pas un véritable œil , quoiqu'il ait des paupières qu'il Ouvre ei Cflrmc; il ne voit pas avec cet œil privé de pupille , mais Tl lui sert de lanterne pour se diriger la uuit , parce qu'ouvert il reluit dans l'obscurité comme une étoile. Cet œil n'est autre chose qu'une madère charnue de la couleur du jaune d'œuf dur.
L'on rencontre quelquefois une fourmi grande de quatre doigts, du nom de Ituta; son aiguillon est tellement venimeux , que sa piqûre dontie tine flfèvre qui cause le délire pendant vingt-quatre heures.
Un petit serpent n'ayant qtie deui[ pouces dê.1oii|, que l'on nomme Uhipi^ satite et reste cTôaé sur lalfgiire ou sur les mains jusqu'à de qn^ le r(Êftire de force ; tiè^eusement il eit sans venin.
II pouÀse dans les boié dif^ planté notÉoflét Ptiigoên, et commimément Yerg<mxoÈtii liors^^fiiè lliommé l\ipproche , elle se raccourcit, et s'allon|^ lorsqu'il b^krfgbe. La racine de eeltè plante tête dans l'eiau gfuéri^.^ dit-or», là hernie (1). ..
Je ne d^Âa pas oublier de faire mention d'un arbre ^vo» et très-élevé, duquel on tire «n liquide semblable au lali ; il suffit de piquer ou coupler son écorce ; le làll qui sort est bftànc et gras. Cet arbre est noufnfé pàtàife téche ou arbre à lait ; cette espèce de lait, mêlié a^ec \k résine âe^âgiteil^ fait une bonne cire à cacheter, er; m^èé alf^ fi cfre el lé cofkd, un brai excellent, doni ]éi iâli »ii M a^rtirl^jiftt pour cafâiter leurs canots.
Le nombre des Nauvagea d^ ^ c§té de rAinértqu« , s^élèvt^ à environ 56000, divisés dn iribui* dont ks plus donoutif» portent les noms suhânt!i : AyAu<|uies, TaÉïa$^, Haafuea ou Mesalies, Coreguiï^us, i'ayapif s; !Vtâi-af tiicè$ , CoAâaguaïed, Bôida^iies^ Gufyoyofs, Agu^^uiingt», EucaltifiîïadoH. IWleso^.^ tribus possèdent oA langage particulier, ï» plupart uyaul cependatfl quelque analogie entre imi, Oe^ »ÉitTag«j»t y
▼oisin des ixodes et appartenant aussi à la Cunille des arachnides, un argas , est, dans U Perse, l*lA}«t iHièe tattMable frayeur. U est probibfo que e'eil de l'anci^ti câtttnkeht que le ctote est passe en Amérique où il eil très-répandu.
(i) Parmi lel ^urines en or qiiVA déterre de temps en temps dans la Nouvelle-Grenade cl qu'en YÎcnt vendre à Bogota , il eu est qui représentent un serpent ayant des oreilles. On ne peut voir U autre chose que U reprcsenUtion de quelque génie malfaisant qni jouait lin rôle dans l'andenne religion des indigènes. La religion abolie, le serpent à oreilles aura passé de l'enfer dans les profondeurs mystérieuses des bois. L'histoire de l'animal i trou yeux a probablement une origine semblable» toM en empriMilmit Quelques traits à celle d'un animal véritable, le DouroueoulL Quant à la fourmi Isula^ il n'y a rien d'eiagéré dans ce que Ton raconte de la douleur que cau^e sa morsure. Le serpent hhipi est une saDg!»ué terrestre. La Vergàniiotû n'est aiitW chose que ta'l^ ' " tive (Mimosa pudicm).
iwii|m1s les Htiagaes, Coregoazes et HuItotcs,qui sont aathropophages, récoltent de la cire blanche qu*iU échangent facilement aTec leun voisins, lesquels vont la vendre an Para ; ils cultivent le ubac dont ils tirent le même parti , et dont la qualité est délicieuse ; ils préparent un poison vé-
S" il nommé eurare , poison très-actif dont ib ont un débit le; enfin ils font constamment provisions de plumes d^oiseaux brillants, avec lesquelles iU ornent des hamacs qu^ils fabriquent et échangent comme le reste contre des haclies, conteaux, hameçons et miroirs.
Les Huagues ou Mesalles sont très-laborieux ; ils ont un capitaine devant lequel ils se présentent lorsqu'ils ont fait un rêve qui les préoccupe. Ce chef leur en donne la signification & laquelle ils ont grande foi. Us ont la tête ornée de plumes d*oiseaux et portent aux narines des espèces de petitesflèdies; le reste du corps est barbouillé de diverses couleurs. Ils sont constamment en guerre avec les Coreguazes et les Huitotes, et ils mangent leurs prisonniers qu'ils tuent de la manière suivante : ils leurs attachent les deux mains, et Tun d'eux (ait tourner la victime pendant que les autres chantent : Mort au lluitote 1 et au moment indiqué on lui assène un coup violent sur la télé avec une arme plate , longue de 2 pieds et demi , pointue et tranchante de chaque côté , et faite en bois de for ;
un seul coup suffit ordinafa^ment pour causer la mort; ki enfants Jusqu'à l'âge de quatone à qubixe ans sont épm r g Bé s; on les garde comme esclaves ou on les échange.
La nation des Goreguaxes ou Corregoages a des habitudes assez curieuses à l'égard des morts: les parents du défont le portent à la moitié de l'élévation d'une montagne et le dressent près d'un arbre qui l'ombrage. Lorsqu'il ne reste plus' du cadavre que les os, ils vont brûler ces os en recueillant la cendre qu'ils mêlent avec un fruit appelé Xagua^ en font une couleur noire avec laquelle Us se peignent la figure et tout le corps, clicrchant à Imiter les taches do tigre, puis ils rentrent chez eux pour y danser et y boire de la chicha . préparée à l'avance ; après celte réjouissauce ib oublient entièrement le défunt auquel ils croient avoir rendu tous ies honneurs possibles.
Ces nations ne font pas usage de sel ; pour le remplacer ils se servent de la cendre d'une petite feuille dont ils ont toujours une grande provision.
Là tribu des Ahdaquies est belliqueuse, une partie est chrétienne : ces Indiens récoltent de la cire noire avec laquelle ils font des bougies qu'ils vont vendre & Timana. Un Andaquie tient beaucoup à ce qu'il possède ; aussi , lorsque Ton d'eux meurt sa famille et ses amis, après avoir pleuré, jeté