LES MACHINES
Les machines exécutent les travaux les plus difficiles et les plus rudes, non-seulement avec une puissance supérieure à celle des mains humaines, mais avec une précision et une exactitude telles que , les voyant à Tœuvre , on serait tenté de les croire intelligentes. C'est la science qui leur a donné cette étincelle de notre vie ; c'est la science qui est âncceaslvement parvenue ù dompter tous les agents naturels, et les force à travailler sans reUche à satisfaire tout les désirs et tous les besoins de la civilisation. Le vetit travaille, l'eau travaille, l'élasticité des métaux travaille ; hi gravitation sous mille formes diverses travaille; les meules bfoleiit, les scies dfvisent, les marteaux pulvérisent, des leviers sans nombre mettent en mouvement d'autres leviers, hà roues d'autres roues : à notre commandement lottes lei forces de hi matière se tournent àur elle-même pour Télaborer, la Anôdifier, la transformer à notre ussige. Et la dernière venoé de ces forces naturelles est aussi la plus admirable , la pins agile è la fois et la plus vigoureuse : la vapeur multiplie l'activité , le mouvement , sur toute la surface du globe : sur TOcéan , sur nos rivières , sur nos routes , dans nos fabriques , dans nos maisons , au fond de nos mines , elle ébranle , meut , rame, creuse, pompe, traîne, pousse, soulève, forge, file, ïîss*\ impHitif ; eïlf^ (*st parlovM t vivifie tout. Que sont atfprès d i lie toutes le* forets fabiilf'ïi-îes de l'antiquité , la massue d'lJi*rcule el U*s cent bras de HrijréeîLe jour où elle apparat, rtjomme a jeil un cri d'enlhotniasme et d'effroi : cependant et nVst poiîr nùvfA qu'an serviteur de plus, maisqni en trèspeu de temps a su m rendre !;i nécessaire qu'il ne nous serait pa.v moins Impossible dr nous jMisser de ses services désormaiii que ût^ ceux <lti veur i>u tU- l'eau. Si, par iroe hypothèse chimérique, elle échappait umi à coup à notre puissance, ne nous semblera il- il pa*», duim notre stupeur, recaler en im seul instant ju^u'l Tenfiincc de l'industrie humaine?