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ACTE DEUXIÈME

Soulève l'ombre de ces voiles

Cachant ton front gracieux î Soulève l'ombre de ces voiles," Que je montre à tous les yeux Ton visage d'aurore et tes regards d'étoiles!

Oui, parais, soleil de mes yeux, Seul trésor vraiment précieux, Seul bien dont mon désir s'enflamme loi que j'ai prise et qui mas pris.

De ma victoire sois le prix.

^ C'est toi la part que je réclame. Ce rêve que j'ai fait, ^i ton cœur l'accepta, Parais, parais, Anahita!

Anahjta sort de ses voiles.

TOUS

0 beauté sans pareille ! o merveille éclatante !

ANAHITA, venant saluer le roi.

Grand roi par ta captive hommage t'est rendu. Douce capt,y,té dont mon âme est contente ' Aux vœux de Zaràstra, mes vœux ont rép,;ndu Il a soumis mon peuple, il me soumet moVmême.

Près de lui que j'aime et qui m'aime

J oublierai mon trône perdu !

LE ROI, descendu de son Mne.

Par le charme où fleurit ta grâce souveraine.

Captive Anahita, tu restes toujours reine

Un roi seul méritait de régner sur ton cœur-

Mais, puisque j'ai promis, sois doue à ton v'ainqueur !

AMROU, s'avançant.

Arrête, ô roi ! que ta justice

Sur Zaràstra s'appesantisse !

Il ne peut épouser la reine librement Il est, avec une autre, engagé par serment.

TOUS

Que dit- il?

YAREDHA, s' avançant à son tour et désignant du doigt Zaràslra.

Il dit vrai. Cet homme est mon amant l

TOUS

Quoi ! Zarâstra serait un traître !

Devons-nous te croire, ô grand-prêtre ?

Non, ne le croyez pas. 11 ment.

Jamais je n'ai fait ce serment.

Tu mens aussi, prêtresse infâme.

Ne te souviens-tu pas qu'hier J'ai repoussé, farouche et fier, L'aveu de ton impure flamme ?

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