ACTE CINQUIÈME
ZAR4STRA.
Non ! sois sans épouvante !
Ahoura
cris.
VAREDHA, remontant vers la statue qu'elle invoquer grands ...„.
Djahi!... Djahi!... Djahi toujours vivante, Sois avec moi Contre les Dieux nouveaux I Exauce-moi !
Djahi ! Venge-moi ! venge-toi !
Je t'implore.
Viens, rouge incendie!
0 flamme agrandie, Sois sur eux brandie !
Et tombe en pluie ardente aux flots crépitants ! Tombe encore, Et les dévore !
Sanglante aurore, Viens illuminer mes derniers instants !
ENSEMBLE ANAHITA.
La flamme agrandie
Est sur nous brandie Par l'horrible femme aux cris insultants.
0 toi que j'adore.
S'il est temps encore, Protège en tes bras mes derniers instants.
ZARÂSTRA.
La flamme agrandie, Est sur nous brandie.
Flamme ! sans peur, je t'attends !
Le Dieu que j'adore
Ici règne encore !
0 Dieu, je t'implore, Et tu m'entends !
Pendant l'invocation de Varedha, dos lueurs rouges enveloppent la statur Ujahi, d'abord intérieures, puis jaillissent d'elle en langues de feu, avec des lements sinistres ; en même temus, sur les décombres traînent des fumées i|i à peu, s'éclairent et bientôt se changent en flammes-; puis, sur les derniers ^ du trio, la statue incandescente s'effondre et s'abîme, ouvrant un gouffre d'où s'élèvent des tourbillona de flamme, Anahita et Zarâstra reculent d brasier. La retraite leur est barrée par une muraille d'incendie.
VA RED H A, avec un rire infernal.
Ah! je triomphe!... Et vous êtes perdus!...
A AnaliiUi
Va, pleure.
Gémis, appelle !... Elle a sonné la dernière heure ! i
Car vous ne fuirez pas !... Non !... Vous ne fuirez pas!...y
ANAHITA.
Dans la flamme ! Horreur ! Quel trépas !
ZAHÂSTRA, calme et inspiré.
Si je suis ton élu, ton prêtre, ô Dieu du feu.
Fais-le voir en ce lieu, Pour qu'avec moi le monde entier te rende hommage !
Avec foi et autorité
Flammes, écartez- vous !... Laissez passer le Mage !...
Au commondemenl de Zarâstra, les flammes s'écartent et s'éteignent brusqueme lui ouvrant un chemin. D'un pas solennel et triomphant, il emmène Anahita enla à lui, tandis que Varedha tombe morte en poussant un suprême cri de rage, étoi sous le chant glorieux de l'hymne Mazdéen, aux accords duquel tombe le rideau.