‹ Le mageChapitre 8 sur 41 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Ce n'était pas excité par la haine Contre Je peuple de Touran ; Mais c'était pour monter jusqu'au rang Où je puis être aimé d'une reine.

ANAHITA.

Si je t'aime, je trahis Mes guerriers et mon pays.

Chez nous, d'ailleurs, on est d'humeur sauvage On n'aime pas en esclavage.

ZAKÀSTRA.

0 cœur indompté, Cavale rétive, T'ai-je traitée en captive?

Soumis à ta volonté,

Je t'implore.

Et je demande humblement Que sur le rosier charmant De ta bouche un mot aimant Daigne éclore.

ANAHITA, à part, mais entendue par Zarâstra extasié.

Ah ! ce mot divin, Il est sur ma bouche, Et je lutte en vain Pour rester farouche.

Ce vainqueur si fier Qui frappait hier D'estoc et de taille, Et dont les yeux clairs Emplissaient d'éclairs Le champ de bataille, Humble je le vois, Et sa rude voix

En sanglots se brise Avec des accents Doux et caressants Ainsi qu'une brise.

ZARASTRA.

Ne me parle pas à demi ; Dis-moi que tu m'aimes !

On .Miten.l au loin la chanson touranionno .lu début. NAHITA.

Écoute !

Là-bas sur la route Mon peuple a gémi.

ZARASTRA.

Non, c'est le vent qui se lamente.

A^'AHITA.

De notre ennemi Je ne peux pas être l'amante.

ZARASTRA.

Anahita, ne pleure pas 1

ANAHITA.

Je les entends pleurer là-bas !

N'entends que moi te disant : Je t'aime! Ce mot, dis-le toi-même.

ANAHITA.

Humble, je le vois, Et sa rude voix

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