SCÈNE III
LE CHEVALIER, fièrement.
Je m'en fiche I... [Souriant.) Je sors...
(Allant à elle.)
LOCISE.
Ah ! à la bonne heure.
LE CHEVALIER
Mais, toutefois, s'il pleut encore, auras-tu le cœur de ni'éliminer ?
LOUISE , passant à la gauche du chevalier, avance sa main hors de la fenêtre pour savoir s il pleut. Voyons...
LE CHEVALIER, désignant le lointain.
Ingrate î lu peux voir ià-bas les fenêtres de ma femme, d'une charmante femme que je te sacrifie.* LOUISE , redescendant la scène.
Il ne pleut pas...(^ part.) Il sera trempé. (Hawr) Remettez vos escarpins.
LE CHEVALIER
Jamais! jamais !
Chut ! taisez-vous ! j'entends quelqu'un dans l'escalier.
LE CHEVALIER , à part.
Ah! Dieu! le mari!... la peur me galope... [Haut.) Je crains les maris.
(Il remonte la scène et va écouter à la porte du fond.) BOULARD, en dehors .
Louise !
LOUISE
C'est mon frère !
lE CHEVALIER.
Je crains les frères aussi.
LOUISE
Ah ! ciel, que faire? être compromise! entrez •Le chevaher. Louise.
par ici. Ouvrez la porte en face, et cachez-vous dans ma chambre, la seconde!...
(Elle lui désigne la première porte latérale à gauciie, premier plan.)
LE CHEVALIER
Je me blottirai sous le lit.
LOUISE
Hàtez-vous ! mon frère est là !
ENSEMBLE
Air : Cachons-nous et sachons nous taire. (Renaudin de Caen.) LE CHEVALIER , de la porle.
Il faut le renvoyer bien vite 1 Et sitôt qu'il sera dehors .
Je reviens à tes pieds de suite Pour faire éclater mes transports.
LOUISE
Dans celte chambre entrez donc vite !
Et puis, pour réparer vos torts, D'ici vous sortirez de suite Quand mon frère sera dehors.
(Le clievalier disparaît en envoyant des baiser à Louise.)