AÎ^CAR
Injustement aussi... Oael est l'homme qui ne soupçonne pas un peu la sienne ?... [Désignant les gardes nationaux. ) Demandez aux chers camarades.Monsieur le chevalier s'est figuré que l'amant prétendu s'cnfuyaitpar les toits... il a poursuivi cet être chimérique ; il a perdu une de ses babouches , et il est venu tomber dans celle mansarde à travers les carreaux. Du reste , je ne demande rien pour les vilres cassées... Chevalier, embrassons-nous...
* Boulard. Louise. Le commissaire. Amilcar. Le chevalier.
[Le commissaire remonte la scène et va vers les gardes nationaux. Amilcar, bas au chevalier en Tembrassant.) y élzàs chez vous , tandis que vous étiez chez moi , nous sommes quittes.
LE CHEVALIER , bas à Amilcar.
Soit ! mais , rendez-moi mes babouches.
AMILCAR , bas ; ils échangent leurs chaussures.
Et vous, rendez-moi mes pantoufles , et renvoyez-moi u^es bottes... vous les trouverez derrière la psyché... Vous paierez le commissionnaire... Bien des choses à madame....
(Boulard porte le mannequin sur le devant de la scène.)
LE CKOEUe.
Air précédent.
Cette aventure est singulière !
Mais soyons discrets et prudens.
Si nous ne savions pas nous taire, INous ferions rire à nos dépens.
AMILCAR, au public , désignant le mannequin de 'a victime que tient Boulard.
Pour un^comtdien si charmant Faut-il réclamer l'indulgence ?
11 n'en a pas besoin, je pense , .le puis le prouver aisément.
il a toujours très-bonne mine Sans faire de contorsions ; S'il n'a pas \\n ut de poitrine , 11 n'en a pas les lluxions.
Aujourd'hui que maint comédien Hurle d'une façon difforme.
Vous devez goûter la réforme D'un artiste qui ne dit rien.
.Jamais, et c'est un vrai miracle , Une grande innovation, Il n'a fait changer le spectacle Par une indisposition.