‹ Le maitre d'ecole drame en cinq actesChapitre 1 sur 97 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

PÉRINETTE, filant; GÉNÉREUSE et JEAN-FRANÇOIS, debout, chantant ; LORIOT, LE PÈRE MATHIEU, PÉRINET, lisant à l'écart ; PAYSANS, P A YS A N N E S , etc.

TOUS, chantant avec accompagnement de rouets.

Ah ! qu’il fait bon garder les vaches 1 Au paquier des bœufs,

Quand on est deux!

Quand on est quatre on s’embarrasse.

Quand on est deux Ça vaut ben mieux!

1 Nous avons gardé telles quelles dans leur naïveté populaire les deux chansons rustiques, bien difficiles à refaire. Le style en est faible; mais la mélodie qui les accompagne est charmante.

LE MAITRE D’ÉCOLE

JEAN-FRANÇOIS

Holà ! sais-tu pas, gentille bergère.

Ton p’tit mollet rond S' voit sous ton jupon.

T’as beau jusqu’au menton rel’ver ta gorgère,

T’as les quinze ans passés,

Ça se connaît assez.

GÉNÉREUSE

Vout’ sailli d’iqueu, grand abuseux d’filles !

Fichu ménétri,

Veux-tu ben couri !

Si je mets mon chien après tes guenilles,

Je t’y forcerai ben D’y passer ton chemin !

Page 1