ACTE TROISIEMK
casion de la Sainte-Claire, la continuation d'un bonheur, qui est à la fois une condamnation pour les célibataires el i;ne leçon pour les gens mariés.
LE DUC, à part.
Une pieiTe dans mon jardin.
MOULINET
Accueilli par vous, avec cette grâce qui vous caractérise, votre maison est devenue pour moi un séjour d'élection... (souriaat.) D'elcction, je dis bien, et c'est toujours avec un nouveau plaisir que je vous y apporte le tribut de ma sincère admiration.
TOUS, se levant.
Bravo («)!
ATHÉNAÎS.
Tu as fini, papa? Charmante, ta petite improvisation I
MOULINET, à part.
Je l'ai assez piochée hier au soir (')l
BACHELIS (*), venante Claire.
C'est une joie pour tous vos amis, après les inquiétudes que votre chère santé leur a causées, de vous vo>rsibien rétablie.
CLAIRE
Je vous remercie, mon cher ami (*).
Elle remonte vers la terrasis.
LE BARON, à Bachu iu .
Ahçà! mon cher Bachelin, je tombe des nues, moi! Arrivé hier à Beaulieu, je ne m'attendais pas à déjeuner ce matin, chez M. DerLlay, avec Bligny, Moulinet et C*. On les reçoit donc?
BACUELIN.
Mon Dieu, monsieur le baron, il y a des exigences mondaines auxquelles on ne peut se soustraire. Au moment du mariage, les bons rapports avaient été maintenus en apparence, fîevenu à la Varenne, après l'hiver, M. .Moulinet s'est présenté ici: on ne lui a pas fermé la Dorle.
LE BARON
Et, à sa suite, la duchesse et le duc so sont glissés daa«la maison [^).
BACHELIN
Voilà...
LE BAROir.
Et ils viennent beaucoup ?
BACHELIN
Trop.
LE BARON
Ah 1 Vous avez remarqué?...
BACHELIN
Moi I Oh rien ! Je vois assez mal, même avec des lunettes... (Athénais rit aux éclats.) Mais la duchesse est très gaie... elle met tout à l'envers... et je suis un vieux maniaque ; je n'aime pas qu'on change mes habitudes.
LE BARON
De tout cela je ne présage rien de bon (')l
Il remonte.
ATHÉNAÏS, au bras du gépéral.
Oui, général, nous dansons à la Varenne, tous les lundis... Si le cœur vous en dit...