‹ Le maître de forges (volume 2)Chapitre 56 sur 122 · GOBERT · texte numérisé non relu

GOBERT

Et nous venons prier le patron de se laisser porter.

LE PRÉFET ('), emphatique.

Très bien ! Ces braves gens ont là une excellente pensée : M. Derblay est des nôtres. Pour tous, son nom signifie : science, probité, travail et liberté (•)!

MOULINET, à part.

Eh là 1 mes affaires se gâtent !

PHILIPPE, aux ouvriers.

Mon brave Gobert, vous remercierez vos camarades pour moi, mais vous leur direz que je n'accepte pas l'honneur qu'ils veulent me faire.

MOL' LIN ET, avec stupeur.

Il refuse! Une élection sûre! C'est un fait sans précédent.

PHILIPPE

Je désire rester au milieu de vous : c'est là que je trouverai le mieux, et le plus souvent, l'occasion de vous être utile.

GOBERT et LES OUTRIEaS.

Vive le patron !

Acclamations au dehors.

PHILIPPE

Du reste, nous choisirons ensemble un candidat qui pourra nous représenter dignement.

MOULINET, à part.

11 pense à moi, c'est certain 1 Homme excellent! (a Bacheiin.) Voilà cncorc un gendre comme il m'en aurait fallu un!

BACHELIN, riant.

Tous, excepté le sien.

Moulinet va serrer la main à Philippe et retourna à sa place. CLAIRE.

Quant à moi, mes amis, je vous remercie du fond du cœur de votre bonne pensée. Et vous, Gobert, puisque vous êtes le plus ancien de l'usine, pour tous vos camarades, venez m' embrasser.

GOBERT, s'attendrissant.

Oh! madame! Les Derblay ont toujours été de bonnes gens... Et vous êtes bien digne d'être de la famille, (iis'aa-

tuie la Louche avec le revers de sa main droitn et embrasse Claire, puis s'écrie avec enthousiasme.) ^ ivu ]a patronne 1

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