ACTE III : SCÈNE XI
c’ëtaît moi sans dot . . . Mais alors, quand je me suis mariée ?...
Octave. Le désastre était accompli . . .
Claire, craignant de comjprendre. Et . . . mon mari . . . Philippe ? 5
Octave. Il le savait.
Claire, avec désespoir. Il le savait !... Et moi . • • moi !... Oh ! alors je suis une misérable !
Octave. Claire !
Claire. Oui ! C’est à cause de moi, entends-tu ? qu’il lo te refuse sa sœur ... A cause de moi, créature funeste, qui fais le malheur de tout ce qui m’approche ! Elle éclate en sanglots.
Octave. Claire, je ne sais ce qui s’est passé . . . Mais, puisque tu Paccuses, tout doit pouvoir se réparer. 15 . . . Philippe est bon ; il te pardonnera.
Claire, avec déchirement. Non I II me l’a dit ; jamais !
. . . Et je le comprends, maintenant !
Octave, suppliant, Philippe !
Philippe, grave. Octave, ce n’est pas moi qui ai pro- 20 voqué cette explication. Elle devait fatalement se produire. J’aurais souhaité qu’elle n’eût pas lieu, simtout devant moi. En tout cas, elle ne peut en rien modifier mes résolutions. Votre sœur savait d’avance qu’elle n’avait rien à me demander, 25 et que je n’avais, moi, rien à lui accorder. Acclamations dans la coulisse. Vive le patron !
Octave, se plaçant devant sa sœur, pour lui donner U temps de se remettre, Claire, on vient.