‹ Le maître de forgesChapitre 73 sur 119 · Scène I · texte numérisé non relu

Scène I

Philippe. Suzanne.

Philippe écrit, éclairé par une lampe,

Suzanne, entrant par la gauche. Bonjour, frère !

Philippe. Déjà levée, Suzanne ? 15

Suzanne. Déjà ?... Mais il est huit heures I . . . Et toi, vilain, tu as encore passé la nuit à travailler I , . . Philippe. J’avais des comptes très importants à arrêter . , .

Suzanne. Eh bien ! il fallait prendre un jour de plus et ne pas veiller.

Philippe. C’était impossible. {Il se lève,) Où vas-tu ce matin ?

5 Suzanne. Je vais faire une tournée , . , C’est mon jour de pauvres ...

Philippe. Tiens ... tu leur donneras mon aumône avec la tienne.

{n lui donne un billet de banque,) lo Suzanne, V embrassant sur une joue. Merci pour eux . . . {L'embrassant sur Vautre,) Merci pour moi.

Philippe. Écoute encore, avant de t’en aller . . . Claire m’a dit hier quelques mots de tes projets et de tes espérances . . .

15 Suzanne, confuse, Philippe . . .

Philippe, très tendrement. Pourquoi n’es-tu pas venue m’en parler à moi, le premier? Est-ce que je te fais peur, maintenant? . . .

Suzanne. Non, mais ces aveux-là semblent plus faciles 20 à faire à une sœiir qu’à un frère.

Philippe, à part. A une sœur 1 {Haut.) Tu aimes bien Claire ?

Suzanne. Oh I tendrement.

Philippe. Et Octave ? Depuis quand l’aîmes-tu ?

25 Suzanne. Je crois, Philippe, que je l’aime depuis le jour où je l’ai vu pour la première fois ... Il m’a plu tout de suite ... Il disait toujours tant de bien de toi I . . . Et cela m’est allé au cœur . . . Enfin, il paraissait ne se plaire que dans ma compagnie,

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