‹ Le maître de forges; pìece en quatre actes et cinq tableauxChapitre 10 sur 120 · SCÈNE III LÀ MARQUISE, BACHELIN · texte numérisé non relu

SCÈNE III LÀ MARQUISE, BACHELIN

LA MARQUISE (')

Eh bien! mon cher Bachelin?

BACHELIN, soucieusement.

Mauvaises nouvelles, madame la marquise, et c'est pour moi, vieux serviteur de votre famille, un sujet de vive aflliction. Le gain du procès, engagé de son vivant par feu M. le marquis vie Beaulieu, votre époux, est gravement compromis.

LA MARQUISE, après an temps.

Vous ne me dites pas toute la vérité, Bachelin. S'il y avait encore une lueur d'espoir, vous ne seriez pas si abattu. Les tribunaux ont décidé? Le procès est perdu?

BACHELIN

Hélas! oui! madame la marquise (*)... (Avec humeur.) La cause avait été mal engagée, et la perte de ce procès est un coup terrible pour la maison de Beaulieu.

LA MARQUISE

Terrible, en effet, et qui entraîne la ruine de mon fils et de ma fille.

BACHELIN ('). après un silence.

Oh ! plaie d'argent n'est pas mortelle et... (n s'arrête.) S'il n'y avait que cela...

Qu'y a-t-il donc de plus? (Elle regarde Bachelin, puis, avec as

grand trouble.) Vous avez des nouvelles du duc de Bligny (•)?

BACHELIN

Oui, madame la marquise. J'avais été chargé par vous de m'enquérir des faits et gestes de monsieur votrf neveu. Voici les renseignements qui m'ont été transmis : M. le duc de Bligny est à Paris depuis six semaines.

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