SCÈNE XVI ^ES Mêmes, BACHELIN, LE DUC, puis MOULINET
LE DUC, très érou (*).
Madame la marquise... Claire... Vous voyez mon trouble... mon chagrin... mes regrets! En arrivant à La Varenne, j'ai appris quelle démarche inqualifiable...
M0VLINRT.
Mais, monsieur le duc...
LE DUC, avec hauteur.
Procédé indigne, et dont je tiens à déclarer, bien haut, que je ne suis pas complice... J'ai pu commettre des fautes (*), agir avec légèreté, avec ingratitude. Mais, avoir autorisé une si outrageante conduite, vis-à-vis des miens, non, cela, sur l'honneur, je ne l'a.', pas fait!
Une simple visite de politesse... Je ne comprends
ACTK premikh .
LE DUC
Vous ne comprenez pas I C'est là votre seule excuse.
MOULINET
Si j'ai des torts, mon gendre, je vous prie de me les Faire connaître : je suis prêt à les réparer.
LE DUC, avec hauteur.
- Assez, monsieur (')... (a la marquise.) Je vous dois des explications, souffrez que je vous le.5 don-ne. Claire, je ne 'sortirai pas d'ici sans que vous m'ayez pardonné.
CLAIRE, s'avançant avec une feinte tranquillité.
Mais, duc (*), vous ne deve? pas d'explications, et vous u'avez pas besoin de pardon. Vous vous mariez? Mais vous aviez bien le droit de le faire, il me semble... N'étiezvous pas libre, comme je l'étais moi-même?
LB DUC, stupéfait.
Claire I
CLA!RB.
Votre fiancée est venue m'annoncer l'heureuse nouvelle; cela est fort bien, et je ne veux pas être en reste avec vous. Monsieur Derblay... (Philippe s'approche (B).) Il faut, messieurs, que je vous présente l'un à l'autre, (a Philippe.) M. le duc dft Bligny, mon cousin, (au duo.) M. Derblay, mon fiancé.
Rideau.