‹ Le maître de forges; pìece en quatre actes et cinq tableauxChapitre 34 sur 120 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

SUZANNE

Ah! bien volontiers! Philippe est un peu grave pour moi...

OCTAVB.

■**"Vous êtes habituée à le regarder plutôt comme ut père...

SUZANNE

Oui, comme le père le plus tendre. Si vous saviez comme il a été bon pour moi... que de soins délicats et de douces attentions il a eus, quand j'étais toute petite... que de nuits il a passées a travailler pour moi... pour moi, toujours!... car j'ai été un embarras dans sa vie.

OCTAVE

SUZANNE

Il était ingénieur des mines et la carrière s'ouvrait superbe devant lui. Mais, sans une hésitation, il a tout quitté et s'est lancé dans l'industrie, pour remettre à flot i'usine de notre père et me gagner une fortune. Je ne suis rien que par lui, je lui dois tout. Aussi, je l'aime profondément, et je souhaite, de tout mon cœur, qu'il soit heureux, comme il mérite de l'être.

^^ OCTAVE

J'envie ce qu'il a pu faire pour vous. C'est un sentiment si doux que celui de la protection! J'aurais été heureux d'avoir une sœur douce, frêle, à aimer et à défendre. Quelle protection voulez-vous que j'exerce vis-à-vis de Claire? C'est elle plutôt qui me protégerait. Un caractère, ma sœur!...

SUZANNE

C'est ce que j'ai cru voir. Mais elle aimera Philippe. Il est si bon ! Vous n'avez pas encore pu l'apprécier complètement à sa juste valeur. Le mariage s'est fait si vite !

OCTAVE, riant.

^ je crois bien... Un mariage à heure fixe, réglé comme l'échéance d'une traite (s). Il ne fallait pas se laisser faire un protêt !

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