‹ Le maître de forges; pìece en quatre actes et cinq tableauxChapitre 52 sur 120 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

casion de la Sainte-Claire, la continuation d'un bonheur, qui est à la fois une condamnation pour les célibataires et une leçon pour les gens mariés.

LE DUC, à part.

war;.- Une pierre dans mon jardin.

MOULINET

Accueilli par vous, avec cette grâce qui vous caractérise, votre maison est devenue pour moi un séjour d'élection... (souriant.) D'élection, je dis bien, et c'est toujours avec un nouveau plaisir que je vous y apporte le tribut de ma sincère admiration.

TOUS; se levant. / -J- f > + "i

Bravo m «

ATHENAlS.

Tu as fini, papa? Charmante, ta petite improvisation!

MOULINET, à part.

Je l'ai assez piochèe hier au soir (3)1

BACHE LIN (*), venant à Claire.

C'est une joie pour tous vos amis, après les inquiétudes* que votre chère santé leur a causées, de vous vo>r si bien rétablie.

CLAIRE

Je vous remercie, mon cher ami (8).

Elle remonte vers la terrasse.

LE BARON, à Bacheàn.

Ahçàl mon cher Bachelin, je tombe des nues, moi! Arrivé hier à lieaulieu, je ne m'attendais pas à déjeuner ce matin, chez M. Derblay, avec Bligny, Moulinet et Cie. On les reçoit donc?

BACHELIN

Mon Dieu, monsieur le baron, il y a des exigences mondaines auxquelles on ne peut se soustraire. Au moment du mariage, les bons rapports avaient été maintenus en apparence. Revenu à la Varenne, après l'hiver, M. Moulinet s'est présenté ici: on ne lui a pas fermé la oorte.

LE BARON

Et, à sa suite, la duchesse et le duc se sout glissés dan? la maison (6).

BACHELIN

Voilà...

LE BARON

Et ils viennent beaucoup ?

BACHELIN

Trop.

LE BARON

Ah ! Vous avez remarqué?...

BACHELIN

Moi! Oh rien! Je vois assez mal, même avec des lunettes... (Athénais rit aux éclats.) Mais la duchesse est très gaie... elle met tout à l'envers... et je suis un vieux maniaque; je n'aime pas qu'on change mes habitudes.

De tout cela je ne présage rien de bon (7)l

\. II remonte.

\^ ATHÉNAÏS, au bras du gépéral.

Oui, général, nous dansons à la Varenne, tous les lundis... Si le cœur vous en dit... / /

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