ACTE TROISIEME
d'esclavage .. (Philippe desrend à droite de Claire tremblante, prend le colKer, le lai passe autour du cou et l'y attai-he : la marquise prend l'.icrin et va le porter sur la console, puis revient.)
Eh bien! voyons, embrasse donc ton mari!... Est-c1 moi qui te gêne?... Tiens! Je ne regarde pas. (La marquise »e détourne gaîment, Claire penche la tête du côté de Philippe, qui, au.isj emu qu'elle, l'embrasse dans les cheveux.) A la bonne heura!...
(a Philippe.) Eh bien! qu'est-ce qu'il y avait donc?. .
Elle remonte, avec lui, vers Octave et Suzanne qui arrivent par le fond.
CLAIRE, avec tristesse (6).
Triste baiser, qui ne vient pas du cœur, et que les lèvres seules ont donné!
SUZANNE, à Octave (').
Allons! Il faut tout lui dire.
Ils vieci-nt à Claire (").
OCTAVE, a Claire.
Claire, j'ai une grande nouvelle à t'annonccr : Suzanne et moi nous nous aimons.
CLAIRE, avec joia.
Oh ! mes chers enfants !
SUZANNE
Nous avons voulu vous l'apprendre, à vous, la première, et nous mettons notre bonheur entre vos mains.
- OCTAVE
^Parle pour moi à Philippe: obtiens de lui qu'il me donne Suzanne.
CLAIRE, troublée.
Moi !
OCTAVE
^ Tu veux bien, n'est^e pas, te charger de ma cause?
CLAIRE, avec une soudaine décision.
Oui, et ;e vais la plaider à l'instant, comme si elle était mienne.
v OCTAVK.
Merci 1
CLAIRE
Priez Philippe de Venir ('). (Suzanne et Octave courent retrouver Philippe an fond. — A part.) Je suis sauvée! Voilà l'nccasinn que je souhaitais. La tendres- e qu'il a pour sa soeul peut le ramener à moi!...
Oet»v«. !a marquise et Suzanne disparaissent par U dwile.