PHILIPPE, OCTAVE, LE BARON
PHILIPPE
Vous êtes en avance, n'est-ce pas? Nous avons le temps?
LE BARON (!)
Il n'est que neuf heures... NBus^&Baaresicî depuis qudqjuûsjflsjajits... Nous avons quitté Beaulieu à pied, comme pour une promenade, afin d'éviter les questions... La baronne va nous rejoindre... Elle tiendra compagnie à madame Derblay.
PHILIPPE
Merci, mon cher baron. Vous m'avez toujours témoigné de l'amitié et je vous en suis très reconnaissant*.
Quant à vous. Octave, j'ai une dette à acquitter envers vous et je Je fais de grand cœur... Je vous ai rendu responsable de torts qui n'étaient pas les vôtres... J'ai été injuste, et je m'en accuse...
LE BARON
L'ien, mon ami (') I
OCTAVE, très ému.
Philippe, j'ai appris ce qui s'est passé entre Claire et vous... Je sais combien ma sœur a été coupable, et je vous plains d'avoir enduré de tels chagrins, autant que jfl vous admire d'avoir su les cacher. Vous étiez dans vo- V tre droit. Nous n'avions rien à attendre de vous, et c'est moi qui vous demande pardon d'avoir osé vous demander votre sœur...
PHILIPPE
Non, mon ami... Et... (Regardant le baron.) je veux qu'on le sache bien, dans les graves circonstances où je me trouve, je suis heureux de la savoir aimée par un honnête homme tel que vous. Je veux réparer mon injustice d'un moment, et je vous lègue Suzanne, comme ce que j'ai de plus cher au monde.
X OCTAVE
Philippe ! (Philippe lui tend les mains, il les Ini »err* avec eflV iion et se met à pleurer.) Oh 1 Philippe!...
LE BARON
Brave cœur!
PHILIPPE, dominant son émotion.
Allons, marquis, un peu plus de fermeté! J'espère que ce sera de ma main que vous recevrez ma ?œur... Mais si je n'étais plus là, mon ami, quand vous l'épouserez, aimez-la bien : elle le mérite. C'est un cœur tendre que la moindre déception briserait.
OCTAVE, avec élan.
Ah! toute une existence de dévouement et de tendresse, en échange du bonheur que vous me donnez (9)!... Mais, Philippe, puisque vous êtes si bon, si généreux, ae la soyez pas a demi ..