SCÈNE PREMIÈRE LE DUC, MOULINET, Pui. PONTàC *t LE DOCTEUh
MOULINET, assis sur la roche, se lamentant (').
Ahl mon Dieu! mon Dieu!
le duc (*). tX^t n ^r Ahl voici Pontac, et le docteur.
MOULINET, avec inquiétude.
Le docteur!... Déjà (')?
POIS TAC, présentant le docteur-
M. le docteur Servan (').
Il remonte, vers le fond aveo le docteur après les salutations. ^'•^^MOULINET.au duc.
Voyons, monsieur le duc, il n'y a donc pas moyen d'arriver à unesnlulion raisonnable? .. Je suk tnut tremblant, j'ai passé la nuit à lire des descriptions eflVayantes des blessures par les armes à feu... Et je vous déclare que si je vous ai assisté jusqu'ici, c'est que j'ai conservé l'espoir d'obtenir de vous que vous ne poussiez pas les choses à outrance...
L* CUC.
-it,- Avez-vous oublié ce que madame votre fille m'a dit en
I artaui 7
MOULINET
Qu'elle espérait que vous alliez la venger?... Eh hienl ma tille est une folle... dangereuse... de vous avo.r excité à la violence... C'était à la conciliation qu'il fallait vous exhorter... Tout peut très bien s'arranger... Désaccord passager entre, deux amies, querelle sans importance entre deux cousines... On s'embrassera, et tout sera fini!... Mais un duel, un scandale, une rupture (B)! Vous n'en mesurez donc pas les conséquences?...
LU nUC, souriant.
^^ Pauvre monsieur Moulinet!... Tenez, parlez de cela à Po-ntac (6) !...
MOULINET, à Pontae, qui est redesconda.
Mais sans doute... Tous les jours, de pareilles affaires aboutissent à une pacification... C'e«t très facile... On fera un petit procès-verbal. Madame Derblay retirera ce qu'elle a dit... Ma tille retirera ce qu'elle a répondu... Vous, mon gendre, vous retirerez votre provocation... Et chacun retirant quelque chose... il ne restera plus..,
LE DUC, froidement.
^^ Qu'à nous retirer nous-mêmes!
MOULINET
C'est ce qui se fait couramment.
PONTAC
Pas quand il s'agit de gens tels que M. Derblay et M. de Bligny... Croyez-moi, monsieur Moulinet, imposez silenc« à votre cœur (7) i
LE DUC, railleur.
T. Etouffez les plaintes du candidat alarmé.
MOULINET, très ému.
Eh 1 monsieur, il s'agit bien de cela ! Je n'ai plus de» <ant les yeux qu'un but d'humanité... Je suis un brave Vomme, moi, au fond. J'ai des remords, je m'accuse d'être cause de ce qui arrive, et je suis bouleversé, à la pensée que deux de mes semblables vont s'égorger la, tout à l'heure... Voyons, duc, voyons, mon ami, mon cher enfant, soyez raisonnable, faites ça pour moi! Uve«