‹ Le Mal d'Oscillation: Étude Clinique, Pathogénique et ThérapeutiqueChapitre 13 sur 32 · FRÉQUENCE · texte numérisé non relu

FRÉQUENCE

Noÿs ne voulons pas terminer cet aperçu clinique sans donner une idée de la fréquence de ces divers syndromes.

D’après les statistiques, 3 % seulement des individus seraient tout à fait rebelles au mal de mer, Mais, parmi les 97 % qui restent, un bon nombre d’entre eux ne sont atteints de troubles que dans

certaines conditions, à une certaine époque de leur

vie, ou au cours de traversées plus mauvaises que d’autres. Encore est-il bien rare qu’ils n’acquièrent

pas au bout de quelques jours une immunité tempo-

raire ou définitive. Si bien qu’on arrive à ce résultat paradoxal d’avoir beaucoup moins de malades sur les navires au long cours que sur les bateaux chargés des petites traversées. Il ne-faut donc pas s’exagérer la fréquence du mal de mer et bien savoir qu’au cours d’un voyage beaucoup de passagers en sont indemnes ; que d’autres l’ont très légèrement ; que la durée du séjour sur l’eau n’augmente pas les risques de maladie, et qu’on n’est pas nécessairement atteint parce qu’on l’a été au cours use traversée antérieure.

Le mal de l’air est encore plus rare que le mal de mer : 5 % seulement des personnes en seraient atteintes, dont la moitié de façon bénigne. Il est donc ridicule de reculer pour cela devant un voyage en avion.

Quant au chemin de fer il ne donne de malaises que dans 1 % des cas. :

J, Rosenwald 3

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