II. — CONCLUSIONS GÉNÉRALES SUR LE TRAITEMENT
Ayant passé en revue l’abondant arsenal thérapeutique dont dispose le praticien pour lutter contre le + mal SM Le que faut-il en penser ? .
À) Difficulté du traitement.
Tout d’abord que ce traitement est difficile. 122
10 Il est difficile à déterminer car 1l faut avant tout bien définir le tempérament du sujet par un examen approfondi (appareil circulatoire, tube digestif, Té= flexes, et surtout pouls, T. A. et réflexe oculo- -Cardiaque) et on est souvent obligé d'opérer par tâtonnements devant la difficulté de classer le malade dans une catégorie déterminée.
29 IL est difficile à à appliquer caril faut tenir compte:
Des ressources du bateau ou de l’avion- qui sont. souvent très insuffisantes : pharmacie mal montée, inconfort des conditions de travail.
— De l’élal social du malade qui obligera à varier
. Je traitement suivant qu’il s’agit d’un passager de 11e,
2€ ou 3 classe ou d’un membre du personnel.
— De la durée du voyage dont dépendent les possi-
bilités thérapeutiques. Le médecin est surtout appelé à intervenir dans les traversées de durée moyenne car si la traversée est courte, on patiente ; si elle est
longue, on s’amarine.
B) Valeur du traitement.
On a voulu accorder à la belladone et à ses dérivés une action spécifique dans le mal d’oscillation. C'est excessif et on peut dire que ce médicament spécifique reste encore à trouver: ce sera celui qui inhibera tous les réflexes partis des divers points du corps comme en est capable le cerveau. En attendant, le médecin dispose de tout un choix de remèdes dont il ne faut pas pour cela déprécier la valeur car ils rendent grand service au malade en calmant les symptômes si pénibles qu'il présente. Les plus employés sont les alcaloïdes de la belladone et les sédatifs courants, en particulier les barbituriques.
0) Intérêt du traitement.
On aurait tort en tout cas d'abandonner .
recherches sous prétexte que le mal d’oscillation n'est pas dangereux et son traitement inutile. Les malaises qu’il provoque sont suffisamment pénibles pour empêcher celui qui les a subis de s’y exposer de nouveau. Ainsi à la lutte contre le mal d’oscillation s’attachent de multiples intérêts :
19 Un intérél touristique car le voyageur à son plaisir gâché par la hantise du mal. ;
20 Un intérêt économique car cette hantise fait perdre chaque année aux compagnies de navigation, d’avia-
tion, voire même de chemin de fer des milliers de
clients ; car les villes du littoral en souffrent aussi ; 5
car le bétail frappé par le mal diminue de valeur ou.
PS
= meurt au cours du transport.