‹ Le mal de la peur comedievaudeville en un acteChapitre 31 sur 37 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

RABOURDON, LINA.

RABOURDON, entendant fermer la porte.

Pas si fort!... (a Lina). Restez-là, asseyez-vous... (ti DR remue on fauteuil). Ne faites pas de bruit... attendez... donnez-moi ce livre...

LINA, lui remettant le livre.

Vous êtes donc bien souffrant, monsieur?

RABOURDON.

Ce n’est pas tant la souffrance que la faiblesse... Elle a oublié de me donner un coussin !

LINA

En voilà un, monsieur, (slle lui arrange le coustin).

RABOURDON.

Bien.

LINA

Et ce tabouret sous vos pieds... là.

RABOURDON.

C’est bon, vous dis-je. (D’une voix dolente.) C’est pourtant vous qui êtes cause de tout mon mal.

LINA

Moi!

RABOURDON.

Pourquoi avez-vous séduit mon fils?

LINA

Ah! monsieur! c’est bien malgré moL.. je ne savais pas que

M. Victor fût votre fils, et c’est pour le fuir que M. Vilmot m’a conduite ici, chez madame Fontaney.

RASQUnnON.

Votre tante ! >

LINA

Je ne veux pas vous tromper plus longtemps, monsieur, madame Fontaney n’est pas ma tante.

RABOVBDON.

Ah! et qui donc êtes-vous?

LINA

Une orpheline que le bon docteur a protégée; j’ai ^ peine connu mon père, et depuis un an, j’ai perdu ma mère... Ahl si vous l’aviez vue, monsieiu', sur le point de me laisser seule au monde, loin d’accuser les pareuts qui nous avaient délaissés, recommandant à sa ûlle de les respecter, de les chérir...

UADÜURDON.

Voilà qu’elle va m’attendrir à présent!...

Oh 1 monsieur!

RABOURDON.

Laissez-moi; les émotions me sont défendues... Et ce docteur qui n’arrive pas!

LIiVA.

Le voilà, monsieur, (te Docteur entre.)

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