SCÈNE V
Les Mêmes, VICTOR.
VICTOR, entrant par le fond.
Eh bien ! oui, me voilà.
LINA
Ahl c’est lui!
VICTOR, apercerant LIna.
Que vois-je! vous ici! vous, mademoiselle!
MADAME FONTAEET.
Eh quoi! ce jeune homme... le fils de monsieur Rabourdon?
LINA
Son fils!
LE DOCTEUR
Comment , Victor, c’était toi qui... (a part.) Et moi qui voulais les séparer!... j’ai eu la main heureuse!
VICTOR, à LIna.
Pardon , mademoiselle , si je vous ai caché le nom de mon père; mais sa sévérité est si connue... j'ai craint de vous effrayer... cependant aujourd’hui, grâce au bon docteur, il consent a me voir... mais par quel bonheur vous retrouvé-je chez lui?
LE DOCTEUR
Rien de plus simple ; mademoiselle est ici en famille.
VICTOR
Comment?
MADAME FONTANET
Eh! sans doute, puisque c’est...
LE DOCTEUR, bai.
Chut... (a part.) Nous allons voir (Haut.) Oui, jeune homme, c’est la propre niece de madame.
VICTOR
Que dites-vous?
LE DOCTEUR, i part.
Voilà une douche qui refroidira son ardeur.
VICTOR
Ah! madame... ma bonne madame Fontaney, c’est donc à vous que j’adresse ma prière ; daignez intéresser mademoiselle à mon amour... un amoür pur , sincère et digne de celle à qui mon cœur s’est donné pour la vie !