A. ROBIN
NOBECOURT OMBREDANNE POTOCKI PROUST RENON RICHAUD RIEFFEL (che des trav. anat, SICARD ZIMMERN
Par délibération en date du 9 décembre 1798, l'Ecole à arrété opinions émises dans Les dissertations qui lui seront présentées
étre considérées comme donner aucune approbation nr improbation.
ue las oivent
propres à leurs auteurs, ct qu'elle n'entend lear
A MON PRÉSIDENT DE THÈSE FR er i dd % 1
(M. LE PROFESSEUR DEBOVE
ÉPRUNe
“ Symptômes du mal de mer. Du facteur psy chique (ee HAT. dans le mal de mer
| Ce n’est point, comme l’estiment certaines personnes, un “incident banal ‘que le mal de mer et cet incident n’est pas : indigne de retenir l'attention du médecin. Sans doute cette
naupathie disparait sitôt qu’on ne navigue plus, elle n’en
constitue pas moins une souffrance redoutée de bien des gens.
On a vu des marins renoncer à naviguer, des militaires ne pas
pouvoir rendre en temps de guerre les sérvices que leur. patrie réclamait d’eux, des commerçants limiter le cercle de
leurs affaires. par crainte du terrible symptôme.
C’est un mal des plus répandus, bien peu peuvent se vanter
d’y avoir toujours échappé. Certains ne l’éprouvent qu'à un
degré léger : simple étourdissement, faible céphalée, état nauséeux à peine marqué. On observe tous les degrés, jusqu’à la
prostration et l’adynamie la plus complète. Sa forme classique
peut se résumer ainsi: D’abord se produit un malaise indéfinis-
site À
M sable, avec céphalaigie frontale, pâleur de la face, sensation de froid, anxiété respiratoire ; survienñent les vertiges de la vue, de l’odorat, de l’ouie et du toucher. On éprouve une sensation de constriclion épigastrique, de gêne respiratoire avec besoin d’air. Enfin on aboutit aux nausées, aux vomissements, avec sueurs froides et défaillances. =
La maladie a une durée des plus variables ; en général au bout de trois à quatre jours, l’acco utumance survient. Mais on a vu des personnes l’éprouver pendant des semaines et des mois ; noùs verrons par la suite ce qu'il faut penser de cette ténacité.
La liste des théories, et plus encore celle des remèdes préconisés ‘contre Ha naupathie seraient fort longues ; à elles seules elles rempliraient et au delà les pages consacrées à ce travail. Nous ne voulons pas nous livrer à cette tâche de bibliographie, elle serait sans intérêt.
Depuis un an environ, la manière d'envisager le mal de
mers’est modifiée, on a appliqué à cette maladie la méthode
analytique sans laquelle il n’est point de recherche scientifi-
que,et on tend à reconnaître que le‘mal de mer n’est pas un: il reconnaît deux causes productrices très différentes; il y aurait un mal de mer dû à la suggestion, purement psychique, de cause cérébrale, et un mal de mer réel, somalique, dù probablement à des troubles des nerfs sympathiques. Ces deux
causes si opposées réclament des traitements très différents.