I. V. note XIX
7. Nul doute que les accidents mentionnes ici ne soient ceux que nous appelons aujourd'hui : i" les syphilides ecthymateuses, à formes multiples. et variées; 20lasyphilide papulo-squameuse , à grandes papules discoïdes et saillantes. — Dans un autre passage, J. de Vigo parle de « la formica ulcéreuse du mal français , des boutons verruqueux, pustuleux ou végétants, qui se produisent avec une grande fréquence sur le front, la face et le cou, spécialement au début de la maladie ». N'est-il pas permis de reconnaître là nos variétés de syphilides dites papuleuses, papulo-croûteuses, pustulo-crustacées, granuleuses, etc. ?
puis j'ai recours à un ensemble de moyens qu'il me reste à formuler :
I" Des bains médicamenteux composés comme ilsuit:
Pr. Fumeterre, )
n ' . r -Il j i ana. . une brassée.
Racine et feuilles de patience, )
Orge,
Lentilles, ( ana deux poignées.
Semences de lupin , i
Racine d'aunée, ) . . ,.
Racine d'yèble, \ *°''- ' " " " ""«* dem.-hvre.
Ellébore noir trituré 2 onces.
Miel I livre.
Soufre 3 drachmes.
Faites bouillir le tout avec q, s. d'eau^ jusqu'à réduction aux deux tiers.
Pour une décoction que l'on ajoute à l'eau du bain.
Le malade devra tout d'abord prendre un bain d'étuve et se faire suer abondamment. Au sortir de l'étuve, il se plongera dans le bain médicamen* teux dont je viens d'indiquer la composition *.
Ce bain spécial sera répété deux fois par semaine. — Il jouit de propriétés très-actives pour déterger la peau, dessécher et résoudre les éruptions.
I. Médication complexe, comprenant à la fois : i^ un bain d'étuve; 2® consécutivement, un bain légèrement sulfureux. — Nul doute que ce traitement n'ait dû exercer sur les éruptions du mal français cette puissante action détersive que lui attribue notre auteur.
2® Après le bain^ je fais pratiquer sur toutes les parties du corps affectées d'éruptions des onctions avec le Uniment suivant :
avec le Uniment suivant :
Pr. Huile de baies de laurier,
Huile de mastic, ^ ^"^- * ' °""-
Graisse de porc, )
D l ana 3 onces.
, Beurre, )
Décoction précédente i livre.
Faites bouillir jusqu^à évaporation complète du liquide. Ajoutez ensuite :
Térébenthine claire 2 onces et demie.
Styrax liquide. . . • lo drachmes.
Litharge d'or, } ,
r . , „ i ana . . 3 onces.
Litharge d'argent, )
Alun de roche brûlé i once et demie.
Myrrhe • 3 drachmes.
Oliban 6 drachmes.
Céruse lo drachmes.
Suc de limons 7 drachmes.
M. — Pour un liniment.
S'il y a quelque avantage à augmenter l'action desséchante de ce liniment, on ajoutera à la formule précédente deux onces de mercure éteint dans la salive ^
Le malade doit étendre ce liniment sur toutes les parties de son corps affectées de boutons ou de pustules, et cela deux fois par jour.
I. L'emploi de ce liniment, additionné de mercure, constituait une friction mercurielle supplémentaire, et devait à ce titre concourir utilement à la médication.
Aucune médication n'est plus active que celle-ci contre les éruptions du mal français.
En dépit de tant de prescriptions et de remèdes % il arrive parfois que la maladie résiste opiniâtrement, que, par exemple, les éruptions persistent sans modification, ou bien que les douleurs conservent leur acuité première. L'indication formelle, dans ce cas, est d'avoir recours à d'autres agents, notamment aux onguents et au;K emplâtres dans la composition desquels entre le mercure. Nous aborderons l'exposé de. ce nou" veau traitement dans le chapitre qui va suivre.