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I. Je ne saurais, contrairement à Topinion de Vigo

Assez fréquemment il s*ajoute aux deux accidents qui précèdent une vive inflammation spuspréputiale. Dans ce cas les matières purulentes se trouvent retenues sous le prépuce autour de la pustule gangreneuse ; leur venin corrosif pénètre alors le prépuce, Tattaque dans sa substance, le ronge, et le détruit finalement dans une certaine étendue, si bien que le gland vient faire hernie à travers la perforation ainsi produite*. ^

rapporter cet accident à une lésion des corps caverneux. Il semble plus probable que la complication signalée ici par notre auteur doive répondre à ce que nous appelons aujourd'hui la lymphangite dorsale de la verge. Cette lymphangite, en effet, est un accident fréquent à la suite des balano-posthites , du pénitis, des chancres, etc. Elle s^étend longitudinalement sur le dos de la verge, suivant le grand axe des corps caverneux, et se propage souvent, comme le dit Vigo, jusqu'à la région pubienne. Elle se présente alors sous forme d'un gros cordon, dur, noueux, inflammatoire. Une telle lésion, à une époque où les lymphatiques étaient encore inconnus, pouvait en imposer à la rigueur pour une affection des corps caverneux.

1. 11 arrive parfois, en effet, que les balano-posthites suraiguâs, essentielles ou symptomatiques , aboutissent à la gangrène et à la perforation du prépuce. C'est en général par la face muqueuse de cet organe que débute la gangrène, d'une façon inappréciable d'abord ou qui se révèle simplement par Todeur fétide et la coloration roussâtre de l'écoulement sous-préputial. Puis la face cutanée devient livide et comme violacée au point correspondant. Bientôt une escarre se forme, s'étend et envahit une portion variable des téguments. Plus tard, les parties mortifiées s'éliminent en laissant une perforation à travers laquelle on aperçoit le gland. Il n'est pas rare enfin que ce dernier organe s'engage dans cette ouverture et vienne pour ainsi dire faire hernie par la' perforation, ce qui donne à la verge un aspect des plus étranges.

- SS- II est indispensable , en pareille occurrence, de sacrifier le prépuce et de pratiquer la circoncision. Cette opération faite, s'il reste quelques points gangreneux, on les cautérisera au fer rouge ou bien on les couvrira d'onguent égyptiac. Quant à l'incision, elle sera pansée avec un digestif composé de jaunes d'œuf et d'huile rosat ou de térébenthine*.

DES éCHAUFFEMENTS ET DES CAROLI SOUS-PRÉPUTIAUX QUE LON OBSERVE CHEZ LES JEUNES GENS^.

Les accidents de cette nature résultent en général de rapports avec une femme qui sort de ses règles et dont les parties génitales sont échauffées {calidœ). Voici, en quelques mots, le traitement applicable à cet ordre de lésions.

On prescrira tout d'abord pour trois ou quatre jours des onctions avec le Uniment suivant:

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