NOTÉ X
On voit, par l'ensemble de ce passage, que notre auteur avait parfaitement saisi ce qu'on appelle le cdiTZCtère polymorphe de la syphilis, c'est-à-dire cette faculté singulière, propre à la diathèse, d'affecter les formes morbides les plus différentes, faculté qui lui a valu de longue date le surnom significatif de Protêt pathologique. Il n'est pas de maladie, en effet, qui, sous
ce rapport, soit comparable à la vérole. Il n'en est aucune qui soit susceptible à la fois d'un nombre égal de manifestations et d'accidents plus divers comme physionomie générale.
Le polymorphisme est un des caractères les plus curieux et les plus distinctifs de la syphilis. Reconnu et signalé déjà d'une façon très-formelle par les premiers auteurs auxquels il fut donné d'observer le mal français, il n'a fait que s'affirmer davantage avec les progrès de la science, à mesure que la symptomatologie de ce mal s'est enrichie d'acquisitions nouvelles, à mesure que le cadre de cette entité morbide s'est élargi.