SI
plus loin. » Il dit et ne revieni plus I Quelque temps après, le malade, hors d'alfeire, sortait ' encore pâle et mal en équilibre sur ses jambes, Le médecin le rencontre : a Bonjour, lui dit-il, et comment va-t-on aux enfers ? — Bien tranquiliement, car on y boit l'eau du Léthé (i). Mais tout récemment le grand Pluton et sa femme lâchaient force menaces contre ces médecins qui se permettent de guérir les malades. Us consignaient tous les noms par écrit, et vous allie/, un des premiers, être sur la liste; saisi de crainte, je m'avance, je touche leur sceptre et je leur jure que si l'on vous déclare médedn, c'est pure calomnie, a
HIEROCLES (V siÈcle]
Facéties
6. Un écolier rencontrant un médecin : n Pardonnez-moi, lui dit-il, et ne vous fâchez pas si je n'ai pn être malade. »
2}. Un écolier trouvant un médecin sur si route, se cacha derrière un mur. Quelqu'un iui
en demanda le motif : « Il y a si longiemps, répoadil-il, que je n'ai pas été malade, que je rougis de me montrer i ce médecin, a i
... Un paysan rit sous cape de voir qu'un mé- ' decin prend ses lunettes pour examiner l'argent qu'il lui présente, et il les quitte ei les urines sur lesquelles il le consulte (i).
MACÉDONIUS (vl- siècle)
Hier, j'étais malade. Un médecin, peisonnage peu aimable, s'est approché de mon Ut et m'a défendu le nectar des coupes; il me prescrit de boire de l'eau, l'ignorant, qui ne sait pas qu'Homère a dit (2) : Le vin est la force et la santé des mortels ».
LE MÉDECIN EN DÉFAUT (j)
(i) Tnduci
Kdel'JJi'gic.'iAI'l
AGATHIAS Cvi- siicle)
nëne était tourmeoté par la fièvre ; voiï était rauque et enrouée; son poumon était comme déchiré par des épées, et un asthme gênait sa respiration. Arrive alors Callignote de Cos, médecin sentencieux, tout rempli de la science d'EscuIape, habile à tirer des symptômes un pronostic, et ne prédisant rien de plus que ce qui doit arriver. Il examine comment Alcinène est couché, discute sur son visage, lui tàie le pouls, et consulte le traité sur les jours de crise que, nouvel Hîppocrate, il rumine en luimême. Alors, d'ua air important et boursouflé, il prononce son pronostic sur Alciméne : a Si ta gorge cesse d'être bruyante, si les poumons ne souSirent plus, si k Eèvre ne gène plus ta respiration, tu ne mourras pas encore de pleurésie, car tout cela nous présage une guérison prochaine. Prends courage; toutefois, fais venir un notaire, dispose sagement de tes biens, cesse de mener désormais une vie inquiète, et moi, ton médecin, pour prix de cette bonne ordonnance, mets-moi pour un tiers sur
CALLICTER
Avec des drogues, Rhodon enlève la lèpre et les écrouelles; mais, tout le reste, il l'enlève même sans drogues.