SULPICIUS SERVIUS RUFUS
A Ciciron,
N'imite pas les mauvais médecins qui, en soignant les autres, se vantent de posséder toute la science médicale, et ne peuvent se guérir euxmêmes.
PUBLIUS SYRUS (i" siècle av. J.-C.)
SENTENCES (l).
Mole baiehit medicus, nemo si maie babueriL
Le sort d'un médecin est vraiment bien fatal : Qjiand les clients vont bien, le médecin va mal.
Medicùrum nutrix'est intemperantia,
Cest notre intempérance ei ses funestes suites, Q.ui de nos médecins font bouillir les marmites.
(i) Mises en distiques par E. Souesme.
Crudelem medicum intemperans ager facii.
Si Ton veut n'observer la diète qu'à moitié.
Le médecin devient féroce et sans pitié.
MaU secum agit ager, medicum qui beredem facit.
Un malade n'a plus son bon sens tout entier, Qfiand de son médecin il fait son héritier (i).
Imitation
Ce bon vieillard, tourmenté de colique, Ne peut manquer d'en voir bientôt la fin.
Il a pour esculape un fameux médecin Qu'il a nommé son légataire unique.
Poan-Saint-Simon.