A UN MÉDECIN
Tollere scis morhos : at quomodo? ioUis et agros, Quodque facis (Judas ut), ciio, Cinna, Jfacis,
Qui tuus est paiiens, 6 terque quaierque beatum ! jEgrotare iUum non patiere diu.
Tes malades, de toi doivent être contents.
Tu les guéris en diligence ; £t dès la première ordonnance, Tu sais les empêcher de souffrir trop longtemps.
STEPHANUS CASTRIENS
ÉPITAPHE (l)
D'un médecin qui, purgeant les malades
(i} Cette épigramme est une suite de calembours intraduisibles et médiocres.
avec une poudre composée de tartre, de scammenée et d'antimoine, mourut de son remède.
Kondutn puîvls eram, pulvere pessimo Démens conjicior pnlverem in ultimum.
Quod si nonfieret, pulvere pessimo Plures conjicerem pulverem in ultimum.
Evenii misera sic mibi talio; Si nondum medicus pulvereus cavet, Hospes tu fftedicum pulvereum cave, Gaudent tartareo pulvere Tariara, Hune escam, moneo, Damonium voca, Quam dat scammonium, quant stihium tihi.
^ Je n*étais pas encore en poudre quand, par ma folie, une détestable poudre m'a jeté dans la poudre dernière. Sinon, par ma détestable poudre, dans la poudre dernière j'aurais jeté plus d'un homme malheureux! J'ai subi la loi du talion. Mais si un médecin, maintenant en poudre, n'a pas pris garde, toi étranger, prends garde au médecin à la poudre. Au Tartare plait la poudre de tartre; et, je te le dis, tu peux traiter de présent infernal (dœmonium) la scammonée {scammonium) (i) et l'antimoine. »
(i) L'auteur joue sur ces deux mots qui ont la même terminaison.
LEODEGAR