SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE
Le médecin qui prétend guérir des maladies dont il ne peut se guérir lui-même est un ignorant et un malhonnête homme (i). (Inpasto.)
* SAINT AMBROISE (ho-397)
Les règles de la médecine sont contraires à la connaissance des mystères divins; elles
(i) Platon, dans sa République, liv. III, avait déj& exprimé la même idée d'une manière plus philosophique: « Les médecins, écrit-il, deviendraient très habiles dans leur art s'ils éprouvaient eux-mêmes toutes sortes de maladies et qu'ils fussent d'une constitution débile et valétudinaire. » Montaigne traite le même sujet, avec sa verve railleuse et implacable, au Uv. III, chap. XIII de ses Essais : a C'est raison qu'ils prennent
la V , s'ils la veulent sçavoir panser. Vrayement je m'en
fierois à celuy-la : car Ibs aultres nous guident, comme celuy qui peint les mers, les escueils et les ports, estant assis sur sa table, et y faict promener le modèle d'un navire en toute seureté ; jectez-le k l'efiFect, il ne sçait par où s'y prendre. Ils font telle description de nos maulz, que faict un trompette de ville qui crie un cheval ou un chien perdu, tel poil, telle haulteur, telle aureille : mais présentez le luy, il ne le cognoist pas pourtant. »
détournent du jeûne, condamnent Tétude et défendent tout exercice d'une méditation profonde. (In psah)