‹ Le mal qu'on a dit des médecins (volume 3)Chapitre 64 sur 106 · C. DuBOS · texte numérisé non relu

C. DuBOS

(i) C'est-à-dire, qu'osez -vous boire ainsi sans mon ordonnance?

Chez son malade un médecin, D'une coupe d'argent avait nanti ses poches ;

Mais on s'aperçut du larcin ; Et comme on Taccablait des plus sanglants reproches :

Messieurs, dit-il, vous avez tort;

Un mot suffit pour ma défense.

Je voulais sauver de la mort Ce malheureux qui boit contre mon ordonnance.

Bach.

Un jour le médecin Terrade, A prendre un peu trop diligent.

Dérobait un flacon d'argent Sur la table de son malade.

Lorsque celui-ci Taperçut, Voici comme le drôle sut Finement se tirer d'aflfaire :

Je Tôte, dit-il, tout exprès; Vous alliez boire avant l'accès.

Et rien ne vous est si contraire.

La Monnoye.

Liv. X, Ép. 77. — CONTRE LE MÉDECIN CARUS

Nequius a Caro nihil unquam, Maxime^ faclum est. Quant quod febre périt : fecit et illa nefas.

Sava nocens febris saltem quartana fuisset/ Servari medico debiiit illa suo.

Une fièvre aiguë, continue, a tué Carus, 6 Maxime I Quel malheur I Cruelle fièvre ! Que n'était-elle quarte? Carus eût bien su la prolonger.

Imitations,

L'apothicaire Bastien Meurt d'ane fièvre violente :

C'est dommage ; il méritait bien De mourir d'une fièvre lente.

La Monnoye.

Carus est mort, Maxime; une fièvre inhumaine Nous l'a ravi dans moins d'une huitaine.

Pauvre Girus ! de grand cœur je te plains.

Ah ! si ta fièvre tierce avait été quartaine. Tu t'en disais le médecin

Et tu ne serais mort du moins que de ta main.

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