‹ Le Mal qu'on a dit des médecinsChapitre 106 sur 116 · Scène II · texte numérisé non relu

Scène II

Colombine. — Tu devrais bien chercher quelque remède à nos maux.

Arleojuin. — Hélas ! nous sommes les malades, et voilà les Médecins (montrant le parterre). Il n'y a que la quantité de Médecins qui puisse guérir nostre maladie.

Colombine. — Nous prendrions nostre mal en patience, si nous pouvions avoir icy tous les jours une consultation de cinq ou six cent Médecins.

Arleojuin. .— Oh ! ces Médecins-là ne sont pas si âpres aux consultations, que ceux de la Faculté.

Colombine. — J'en sçais bien la raison. C'est qu'on donne de l'argent à ceux là; et ceux cy au contraire payent à la porte le droit de dire leur avis.

PASQUIN ET MARFORIO, Médecins des mœurs (i) Comédie en trois actes, 1697.

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