‹ Le Mal qu'on a dit des médecinsChapitre 33 sur 116 · LES DEUX MEDECINS ET LE MALADE · texte numérisé non relu

LES DEUX MEDECINS ET LE MALADE

Un de ces Médecins qui font tant de visites, Au malade gisant, disoit toujours : Tant mieux ;

de Meudon et de docteur de la Faculté de Montpellier, lui faisait dire de ses malades :

Ou médecin, je les guaris, Ou bien curé, je les enterre.

(1) Benserade mourut d'hémorragie a la suite d'une saignée malheureuse du bras, où l'artère humérale fut blessée : son médecin perdit la tête et l'abandonna.

Il fit exécuter, avec Lulli, le 16 janvier 1657, un ballet italien-français intitulé Amor ma lato, Y Amour malade, où il se moque quelque peu des médecins. « Deux grands médecins, dit Louis Moland, le Temps et le Dépit, sont en consultation au chevet de l'Amour, qui a la Raison pour garde-malade. Le Départ voudrait lui administrer une bonne dose d'antimoine, qui l'enverrait tout droit ad palrts; mais les deux auur*"

Et le malade, fait à ce style ennuyeux,

Disoit : mes héritiers pensent comme vous dites.

Malades, profitez d'un avis salutaire :

Pretendez-vous guérir? que Tant mieux, ni Tant pis N'entrent jamais chez vous. C'est du sage Molière, Qui bien les connoissoit, que je tiens cet avis (l).

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