‹ Le Mal qu'on a dit des médecinsChapitre 42 sur 116 · LXV. — Le cardinal de Richelieu · texte numérisé non relu

LXV. — Le cardinal de Richelieu

Madame de Guercheville, quand elle fut à Angoulême, eut besoin d'un médecin. Il ne se trouva que Vaultier (i), que quelqu'un, qui en a voit été bien traité, lui loua fort. Il la guérit d'un erisypèle, et ensuite il réussit si bien et se mit si bien dans son esprit, qu'il étoit mieux avec elle que personne. D'où vint la grande haine du cardinal contre lui. C'étoit un grand homme bien fait, mais qui avoit de grosses épaules; il faisoit fort l'entendu. Il étoit d'Arles; sa mère gagnoit sa vie à filer, et on disoit qu'il ne l'assistoit point... Nous l'avons vu, riche de vingt mille écus de rente, vivre comme un gredin, et prendre de l'argent des malades qu'il voyoit. A la fin, il en eut honte et n'en prit plus.

(i) François Vaultier, premier médecin de la reine-mère; il éprouva une longue disgrâce sous le ministère du cardinal de

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' esu 'tes, et il les appeloit les magnifique rea **3c de la nature.

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