‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 160 sur 219 · Acte II, Scène III · texte numérisé non relu

Acte II, Scène III

SOSIE

Les Médecins disent, quand on est ivre,

Que de sa femme on se doit abstenir;

Et que dans cet état, il ne peut provenir.

Que des enfants pesants et qui ne sauroient vivre. Vois, si mon cœur n’eut su de froideur se munir. Quels inconvénients auroient pu s’en ensuivre.

CLÊANTHIS.

Je me moque des Médecins,

Avec leurs raisonnements fades.

Qu’ils règlent ceux qui sont malades.

Sans vouloir gouverner les gens qui sont bien sains.

Ils se mêlent de trop d’affaires.

De prétendre tenir nos chastes feux gênés;

Et sur les jours caniculaires.

Ils nous donnent encor, avec leurs lois sévères,

De cent sots contes par le nez.

SOSIE

Tout doux.

CLÉAXXniS.

Non, je soutiens, que cela conclut mal, Ces^raisons sont raisons d’extravagantes testes.

11 n’est ni vin, ni temps, qui puisse être fatal.

A remplir le devoir de l’Amour conjugal;

£t les Médecins sont des bestes.

SOSIE

Contre eux, je t en supplie, apaise ton courroux.

Ce sont d honnêtes gens, quoi que le monde en dise.

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