LE MÉDECIN INFAILLIBLE
^ Médecin Scribart, des suites d’un gros rhume Est mort la nuit dernière, à l’âge de trente ans:
Il est auteur d’un excellent volume Intitulé : L’Art de vivre longtemps.
ete conclu malgré lui, est imitée d’un ana que François Bacon a repro uit dans son Recueil d’apophtegmes vieux et nouveaux, . traduit par Baudoin en 1657 : « Un ministre estant privé de sa ^arge, pour n’y estre aucunement propre, dit à quelques-uns • Que puisqu’on Vempeschoit de l’exercer, il en cousteroit la vie d plus de cent Jxnnmes. Un sien ennemi l’accusa là-dessus, si bien qu estant amené devant le juge, afin qu’il eust à s’expliquer : Je n at rien mis en avant, dit-il, que je ne sois prest d’executer. Car « mempesche d’estre Ministre, je me ferai Médecin, et
atnst je m’assèure que je serai cause de la mort de plus de cent honvttts, ï)
Nous trouvons la même anecdote mise en vers dans un recueil de 1695 :
Un ministre protestant.
Par trop aimer et trop boire Scandalisa tant et tant Le sévère Consistoire,
Q.U on alloit procéder à le destituer.
Mais si l’on lui fait cette injure.
Le Prédicant menace et jure D’empoisonner et de tuer.
C’est bien là pis que du scandale ;
Les graves Sun<eiltants en ont le cœur gelé :
Toute la Chambre synodale Criant sur lui toile! toile!
. Ue peur qu’il ne lui prenne envie De jouer des couteaux ou donner du poison.
LE NOBLE EUSTACHE (i643-i7n)
ESOPE
Comédie en trois actes, 1691.