‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 28 sur 219 · A N O N Y M E S ÉPIGRAMMES · texte numérisé non relu

A N O N Y M E S ÉPIGRAMMES

Ce n’est point avec une sonde, c’est avec un

trident que Charinus a pansé mes yeux, c’est avec une grossière éponge d’encrier qu’il les a lavés. En retirant la sonde, il m’a arraché la paupière, et l’instrument est resté tout entier dans l’œil. S’il me panse une seconde fois, je ne lui donnerai plus d’ennui avec mes yeux malades ; et comment lui en donnerais-je, n’ayant plus d’yeux? (Anthol. grecque.)

LE MÉDECIN ET LE FOSSOYEUR (l)

Le médecin Cratès, Damon le fossoyeur,

Entre eux font plaisamment métier de pourvoyeur. Damon vole les draps de tous ceux qu’il enterre,

Et pour ses pansements à Cratès en fait don.

Tous ceux que Cratès panse, il les met dans la bière. Et pour les enterrer les envoie à Damon.

Quelqu’un ayant entendu dire que Damagoras et la peste avaient la même valeur numérique, examina les caractères de l’un et de l’autre, et les pesa comme dans une balance. Damagoras l’emporta de beaucoup; son poids fit baisser le plateau, et la peste se trouva plus légère. (Anthol. grecque.)

(i) Traduction de Poan-Saint-Simon, Recueil tiré dit portefeuille d’un rentier.

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