C. Dubos
Liv. XI,Ép. 29.— SUR UN MÉDECIN PHRÉNÉTIQUE
Invasit medicus sica phreneticus Eucli,
Et pracidit Hylan. Hic, piito, satins erat.
Un médecin, dans un accès de frénésie, se saisit d’Hylas, le mignon d’Euclius, et le transperça de son... Ce malade là se portait assez bien, j’imagine.
Imitations.
Le médecin Boerhave traitait
Le beau Saint-Far, soupçonné de folie ;
Mais du docteur la jeune femme était Vive, piquante, amoureuse et jolie.
Saint-Far la voit, pousse sa pointe et plait. Mon cher docteur, ceci me persuade Qjue le souffrant n’était pas trop malade.
E.-T. Simon.
Saisi d’un transport frénétique,
Roc a battu son médecin.
On lui présente l’émétique,
Il demande, lui, de bon vin.
L’autre jour, d’une main friponne,
A la belle et jeune Simonne Il touchait gaîment le genou.
Faut-il là-dessus qu’on le lie?
S’il n’a point d’autre folie.
Je ne le trouve pas trop fou,
La Monnoye.
TACITE .(né vers l’an 50)
Annales
Liv. XIV, — EMPOISONNEMENT DE DRUSUS ÉPOUX DE LIVIE
Séjaii mit du complot Eudémus, ami et médecin de Livie, lequel, sous prétexte de son art, la voyait en secret (i). Il avait de sa femme Apicata, trois enfants; il la répudia, pour ôter à sa rivale tout ombrage... Cet Eudémus faisait
(i) Qiielques auteurs ont conclu de ce passage qu’Eudème était l*amant de Livie, comme le médecin Vectius Valens était celui de Messaline, femme de Claude.
parade de beaucoup de remèdes secrets pour paraître plus habile dans son art (i).