‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 63 sur 219 · VIE DE MARC ANTONIN · texte numérisé non relu

VIE DE MARC ANTONIN

Il n’est pas de prince qui soit à l’abri des atteintes de la médisance; ainsi l’on a dit de Marc Antonin lui-même qu’il avait empoisonné Verus ; il aurait coupé une panse de truie avec un couteau empoisonné d’un côté, puis aurait offert à son frère le morceau infecté, gardant pour lui-même celui qui ne pouvait nuire; au moins s’était-il servi pour le tuer du médecin Posidippe, qui, disait-on, avait fait une saignée mal à propos à Lucius Verus.

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