‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 65 sur 219 · PRUDENCE AURELIUS · texte numérisé non relu

PRUDENCE AURELIUS

Horretis omîtes hascc carnificum manus; Num meliores sunt manus medentium, Laniena quando savit Hipocratica?

Vivnm secatur visais, et recens cruor Scalpella tingit, dum puiredo ahradiiiir.

Vous reculez d’horreur devant les mains des bourreaux. Et celles des médecins, les aim^-vous mieux, quand ces bouchers, fils d’Hippocrate, se mettent à vous torturer? Ils taillent dans la chair palpitante, le sang chaud teint leur scalpel, tandis qu’ils coupent la partie gangrenée.

EUNAPE, DE SARDES (iv-^ siècle)

VIE DE PROŒRESIUS

Cure d'un tnédecin gui n était pas coutumier du fait.

J’étais tombé malade au port de Pyrée et réduit en un état si pito}'^able par la fatigue de la navigation, qu’on ne me voyait plus aucun signe

de vie, lorsque le médecin Æscliines, qui se trouva là par hasard, pria mes amis qu’on lui laissât prendre soin de ma guérison. En effet, quoiqu’il fût connu pour un homme qui avait fait mourir, non-seulement tous les malades qu’il avait entrepris; mais encore ceux mêmes dont il n’avait fait que s’approcher; on lui permit de me faire violence pour faire entrer dans ma bouche quelque remède qu’il portait sur lui, et je ne l’eus pas sitôt avalé, comme je l’ai su de mes amis présents, que je recouvrai la parole et la vue, distinguant ceux qui étaient près de mon lit. C’est ainsi qu’Æschines noya le souvenir de ses fautes et de ses ignorances dans une cure qu’on pouvait appeler unique, et qu’ayant été traité de divinité dans toute la ville d’Athènes, il repassa dans l’île de Cliio, sa patrie, où il fut considéré toute sa vie comme un des plus grands médecins du siècle.

SlDüNlUS APOLLINARIS (Caius-Sullius) (430-489)

C’était un bon mot de Sidonius Apollinaris : « Un médecin malhabile et assidu tue son malade fort officieusement. »

POGGIANA.

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