VIII PRÉFACE
« l'assurance sur ma foi d'honnête homme et de « prêtre ; avant de prendre la plume et après « l'avoir posée, j'ai sondé mon cœur devant Dieu; « et j'aurais mille fois déchiré ces pages plutôt que « de les faire servir à la défense d'intérêts pure- « ment humains. Vous connaissez ma devise « invariable : — Rien, pas même une pensée, pour <r la politique; tout, jusqu'à mon dernier souffle, « pour la religion ».
« Lisez-moi donc sans prévention; et, après « m'avoir l,u, prenez, avec le secours de la grâce « de Dieu, la détermination que vous inspirera « votre jugement impartial ».
Qui n'admirerait la loyauté d'un tel langage et la noblesse d'une pareille devise !
Ainsi édifiés sur l'élévation des idées et la pureté des intentions du docte controversiste, demandons-nous quel est le but qu'il poursuit et par quels moyens il espère l'atteindre.
Don Sarda examine et mesure la profondeur et l'étendue du mal qui ronge la société à l'heure actuelle et qui la conduirait à une ruine inévitable, si Dieu, qui a fait les nations guérissables, n'avait placé le remède à côté du mal, et n'avait résolu de faire surabonder la grâce, là où le péché avait abondé.