SCÈNE IX BÉRALDE, ARGAN
BÉr. Hé bien! mon frère, qu'est-ce? comment vous portez-vous ? | ARG. Ah! mon frère, fort mal.
BÉR. (Comment “fort mal”?
ARG. Oui, je suis dans une foiblesse si grande, que cela n’est pas croyable.
BÉr. Voilà qui est fâcheux.
ARG. Je n’ai pas seulement la force de pouvoir parler.
BÉR. J'étois venu ici, mon frère, vous proposer un parti pour ma nièce Angélique.
ARG. (parlant avec emportement, et se levant de sa chaise). Mon frère, ne me arlez point de cette coquine-là. C'est une frfbonne,” une impertinente, une effrontée, que je mettrai dans un couvent avant qu'il soit deux jours.
BÉr. Ah! voilà qui est bien: je suis bien aise que la force vous revienne un peu, et que ma visite vous fasse du bien. Oh çà! nous parlerons d’affaires tantôt. Je vous amène ici un divertissement, que j’ai rencontré, qui dissipera votre chagrin, et vous rendra l’âme mieux disposée aux choses que nous avons à dire. Ce sont des Égyptiens, vêtus en Mores, qui font des danses mêlées de chansons, où je suis sûr que vous prendrez plaisir ; et cela vaudra bien une ordonnance de Monsieur Purgon. Allons.
és —
ACTE III SCÈNE PREMIÈRE BÉRALDE, ARGAN, TOINETTE. BÉR Hé bien! mon frère, qu’en dites-vous ?
cela ne vaut-il pas bien une prisé de EME?
Ton. Hon, de bonne casse est bonne.
BÉr. Oh çà! voulez-vous que nous parlions un peu ensemble ?
ARG. Un peu de patience, mon frère, je vais revenir.
Toin. Tenez, Monsieur, vous ne songez pas que vous ne sauriez marcher sans bâton.
ARG. Tu as raison.