‹ Le malade imaginaireChapitre 32 sur 58 · LOUISON, ARGAN · texte numérisé non relu

LOUISON, ARGAN

LOUISON

Qu'est-ce que vous voulez, mon papa? ma belle-maman m'a dit que vous me demandez.

ARGAN

Oui. Venez çà. Avancez là. Tournez-vous. Levez les yeux. Regardez-moi. Eh?

LOUISON Quoi, mon papa?

ARGAN IST LOUISON Quoi ?

ARGAN

N'avez-vous rien à me dire?

LOUISON

Je vous dirai, si vous voulez, pour vous désennuyer, le conte de Peau d * Âne, où bien U fable du Corbeau ef du Renard, qu'on m'a apprise depuis peu.

AIRNICPAUN Ce n'est pas là ce que je demande.

LOUISON

Quoi donc?

Ah! rusée, vous savez bien ce que je veux dire.

LOUISON

Pardonnez-moi, mon papa.

ARGAN

Est-ce là comme vous m'’obéissez ?

LOUISON

Quoi?

ARGAN

Ne vous ai-je pas recommandé de me venir dire d’abord tout ce que vous voyez?

FOUMS ON Oui, mon papa.

ve

ARGAN L’avez-vous fait?

LOUISON Oui, mon papa. Je vous suis venue dire tout ce que j'ai vu.

ARGAN

Et n’avez-vous rien vu aujourd’hui?

LOUISON Non, mon papa.

ARGAN Non?

LOUISON Non, mon papa.

ARGAN Assurément ?

L'ONESOIN Assurément.

ARGAN

Oh çà, je m'en vais vous faire voir quelque chose, moi. ( I] va prendre une poignée de verges.)

L'ONESOMN Ah! mon papa!

ARGAN

Ah! ah! petite masque, vous ne me dites pas que vous avez vu un homme dans la chambre de votre sœur!

LO'UISON Mon papa!

Voici qui vous apprendra à mentir.

LOTUSON se jelte à genoux.

Ah! mon papa, je vous demande pardon. C’est que ma sœur m avait dit de ne pas vous le dire; mais je m'en vais vous dire tout.

ARGAN

Il faut premièrement que vous ayez le fouet pour avoir menti. Puis, aprés, nous verrons au reste.

L'O'UTLSON Pardon, mon papa.

ARGAN Non, non.

COUISON

Mon pauvre papa, ne me donnez pas le fouet.

ARGAN Vous l'aurez.

LOUISON

Au nom de Dieu, mon papa, que je ne l'aie pas!

ARGAN, /a prenant pour la fouctter.

Allons, allons.

LCOUES ON

Ah! mon papa, vous m'avez blessée. Attendez : je suis morte. (Elle contrefait la morte.)

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