‹ Le malade imaginaireChapitre 47 sur 58 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

TOINETTE, ARGAN, BÉRALDE

TOIN EEE

quitte son habit de médecin si promptement qu'il eff dificile de croire que ce soit elle qui a paru en médecin.

Que voulez-vous, monsieur?

Comment? ON EINEENM PME

Ne m'avez-vous pas appelée ?

ARGAN Moi? non.

IONINSRÉIMIRE

Il faut donc que les oreilles m'aient corné.

ARGAN

Demeure un peu ici pour voir comme ce médecin te ressemble.

TOINETTE, es sortant, dit :

Oui, vraiment! J'ai affaire là-bas; et je l’ai assez vu.

ARGAN

Si je ne les voyais tous deux, je croirais que ce n’est »

u’uf.

À BE REAPDIE J’ai lu des choses surprenantes de ces sortes de ressem-

blances; et nous en avons vu, de notre temps, où tout le

monde s’est trompé.

Pour moi, j'aurais été trompé à celle-là; et j'aurais juré que c’est la même personne.

S'CHANRE RS

TOINETITE, es wédecin, ARGAN, BÉRALDE

TOINETTE Monsieur, je vous demande pardon de tout mon cœur.

ARGAN Cela est admirable.

TONIN'ETITE

Vous ne trouverez pas mauvais, s’il vous plaît, la curiosité que j'ai eue de voir un illustre malade comme vous

êtes; et votre réputation, qui s'étend partout, peut excuser la liberté que j'ai prise.

ARGAN

Monsieur, je suis votre serviteur.

MOLNETRE

Je vois, monsieur, que vous me regardez fixement. Quel âge croyez-vous bien que j'aie?

Je crois que tout au plus vous pouvez avoir vingt-six ou vingt-sept ans.

LORNEMSRE

Ah! ahlahlahl ah! j'en ai quatre-vingt-dix.

ARGAN Quatre-vingt-dix!

ROTINECAIE

Oui. Vous voyez un effet des secrets de mon art, de me conserver ainsi frais et vigoureux.

ARGAN Par ma foi, voilà un beau jeune vieillard pour quatrevingt-dix ans!

COIN EIRE

Je suis médecin passager, qui vais de ville en ville, de province en province, de royaume en royaume, pour cher. cher d'illustres matières à ma capacité, pour trouver des malades dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans la médecine. Je dédaigne de m’amuser à ce menu fatras de maladies orditiaites, à ces bagatelles de rhumatismes et de fluxions, à ces re à ces vapeurs et à ces migraines. Je veux des maladies d'importance, de bonnes fièvres continues, avec des transports au cerveau, de bonnes fièvres pourprées, de bonnes pestes, de Contes hydropisies formées, de bonnes pleurésies avec des inflammations de poitrine CEST à que je me plais, c est là que je triomphe; et je voudrais, monsieur, que vous eussiez toutes les maladies que je viens de dire, que vous fussiez abandonné de tous les médecins,

désespéré, à l’agonie, pour vous montrer l'excellence de mes remèdes et l’envie que j'aurais de vous rendre service.

ARGAN Je vous suis obligé, monsieur, des bontés que vous avez pour moi.

TOINEFTTE Donnez-moi votre pouls. Allons donc, que l’on batte comme il faut. Ah! je vous ferai bien aller comme vous devez. Ouais! ce pouls-là fait l’impertinent; je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Qui est votre médecin ?

ARGAN Monsieur Purgon.

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