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même les parties du tissu cellulaire de la graine, qui sont entrainées avec le liquide. L'emploi de ce médicament amène une forte diarrhée, provoque souvent des vomissements, atténue, dit-on, les effets du poison et calme l'inflammation.
Si l’intoxication est légère, l'usage de cette préparation peut donner de bonsrésultats; mais il faut bien se garder d’en administrer une trop grande ns car le principe drastique qui s’y trouve, pourrait, comme cela s’est vu, amener par son action propre, des complications fâcheuses.
On a encore beaucoup préconisé le suc frais des feuilles du cèdre blanc, ou arbre àflute (Bignonia Leucoxillon, Linn.) (1), qui pousse contre Le mancenillier et enlace ses rameaux.
Il est bien d'autres végétaux qui passent pour des spécifiques énergiques; leur nombre est considérable, leur action très douteuse, aussi je n'en parlerai pas.
Quand on a provoqué le rejet du poison existant dans l'estomac, il faut calmer l’inflammation. A cet effet, les boissons mucilagineuses et émollientes conviennent très-bien; les liqueurs acides doivent toujours être rejetées.
Une friction oléagineuse sur ies parties externes attaquées produit toujours de bons résultats. Quelques cuillerées d’huile d'amandes douces, prises à l’intérieur, calment les souffrances. La solution de gomme arabique, la décoction de graine de lin sont dans le même cas. |
Le lait est peut-être la meilleure boisson à administrer. C'est un médicament dont l’emploi réussit toujours à calmer les douleurs. causées par l’irritation des muqueuses. Malheureusement dans les colonies on ne le trouve pas toujours sous la main.
Le lait de tous les animaux peut être utilisé; à leur défaut, on peut employer le lait de femme.
(1) Journal de pharmacie de Paris (1822).