‹ Le manchot de Frontenac. --Chapitre 20 sur 32 · L.A VIE CANADIENNE · texte numérisé non relu

L.A VIE CANADIENNE

FEUILIjETON de liA "VIE CANADIENNE"

LA VIERGE D'IVOIRE

Grand récit canadien inédit par JEAN FÉRON

(Suite de la dernière livraison)

Quelques jours après Hortense Deschêues partait pour Burlington, dans l'Etat du Vermont, où elle allait passer quinze jours de vacances. Elle avait dans cette ville américaine une amie dont elle avait été la compagne de travail à cette même buanderie de la rue Craig. Mais Hortense — oh ! elle ne l'axait pas dit — n'allait pas à Burlington uniquement pour le plaisir de se promener, non. Son amie lui avait écrit qu'à Burlington il y avait beaucoup de travail et que ça payait bien mieux qu'à Montréal. Elle avait en même temps suggéré à Hortense l'idée de venir se choisir une place, lui affirmât qu'elle ]iourrait facilement gagner vingt piastres par semaine. C'était tentatif, et Hortense, qui ne gagnait que dix dollars à la buanderie, décida de suivre le conseil de son amie.

Elle partit donc dans les huit jours qui précédèrent la fête de Noël.

A Burlington, malheureusement, Hortense ne réussit pas à trouver un emploi de suite, et l'on ne pouvait rien lui promettre avant le milieu de janvier. C'était un mois d'attente, et sans certitude encore ! Qu'importe ! Hortense décida d'attendre, elle avait assez d'argent pour vivre en attendant ce milieu janvier, d'autant mieux que son amie lui offrit de partager son lit. Tout était donc pour le mieux.

La veille de Noël, dans l'après-midi, Hortense se rendit sur la grande rue commerciale de la ville avec le dessein d'acheter quelques menus cadeaux de Noël. Elle faillit perdre connaissance en se voyant tout à coup accostée par un beau jeune homme qui lui dit avec une grande politesse :

— Je vous demande pardon, mademoiselle, de vous aborder ainsi ; mais je vous ai trop vue à Montréal pour passer avec indifférence à vos côtés. Ne me reconnaissez-vous pas également ?

— Certainement, monsieur.

— Vous avez donc quitté Montréal?

— Non pour toujours, je suis en promenade à Burlington.

— Vraiment, mademoiselle. . .

— Hortense Deschênes, compléta la jeune fille.

— Mademoiselle, je m'appelle Fernand Drolet.

— Vous habitez Burlington maintenant?

— Non... comme vous je suis en promenade. J'ai ici un oncle, un frère de mon père.

Et par un commun accord les deux jeunes gens s'étaient mis à marcher bras dessus, bras dessous, et tous deux causaient gaiement comme de vieux amis. Ils ne se séparèrent que sur la fin du jour, promettant de se revoir tous deux.

Ils Se revirent si bien que, quinze jours plus tard, Hortense et Fernand étaient follement épris l'un de l'autre.

Mais était-il possible que Fernand Drolet eût déjà oublié celle qu'il avait tant aimée, c'est-à-dire Lysiane ?

Eh bien, oui ! Fernand, ayant perdu tout espoir, ne conservait plus qu'un vague souvenir de celle qu'il mettait au rang des trépassés. Et son souvenir s'était d'autant plus détaché de Lysiane, que son père lui avait écrit ces lignes:

^'Tu peux revenir à Montréal. La fille "de M. Eoussel n'est pas morte encore, mais "c'est tout comme, tu n'as plus d'espoir à con- "server. Je te conseille donc, pour mieux "éteindre ta douleur, de chercher ime autre "jeune fille qui t'aidera à oublier celle qui "n'appartient plus à ce monde, et qui sera "peut-être dans l'autre, quand cette lettre te "parviendra. Tu ne peux pas vivre ainsi tou- "jours, et l'heure a sonné pour toi de songer "à te créer un foyer. Eeviens donc î

Il faut dire que si le père de Fernand donnait au jeune homme de tels conseils, c'est parce qu'il croyait sincèrement que Ly- ( Suite à la page 89)

Si vous êtes chauve et si vous voulez avoir des cheveux, vous pouvez en avoir, en employant la Pommade Ferond (Milnshaw) et en suivant fidèlement les directions. Si vous souffrez d'eczéma ou de pellicules, la Pommade Ferond pourra vous guérir, et si vos cheveux tombent, ils cesseront de tomber. Nous avons PROUVE ces faits devant une Cour de Justice d'une des plus grandes villes du monde.

Déclaration sons Serment qne la Pommade Ferond a Fait Repousser les Chevenx

Le 12 décembre 1921, dans une Cour de Justice de la ville de New- York, présidée par l'Hon. Juge Alexander BROIJGH, plusieurs témoins déposèrent sous serment que la Pommade Ferond (Milnshaw) avait fait repousser LEURS CHEVEUX. Suivent quelques extraits (en partie) des nombreux témoignages reçus :

Chauve depuis 20 ans Cheveux repoussés à 62 ans

M. GEORGE L. FORREST, président N. Y. ADAM GOELZ, 62 ans, 846, 9me Avenue,

Safety Reserve Fund, une compagnie d'assu- New-York, témoigne sous serment (en partie): rance, déclara sous serment (en partie) : "J'étais chauve depuis 22 ans, le crâne luisant

"J'étais chauve depuis près de 20 ans et comme une boule de billard. J'ai employé la chauve "luisant" depuis 10 ans. J'ai mainte- Pommade Ferond tous les soirs, suivant la dînant des cheveux sur toute la tête, et je n'ai rection. Regardez (exhibant sa tête), voilà le employé que trois bouteilles de Pommade Fe- résultat — ce sont tous des cheveux qui ont rond." repoussé. Il n'y en avait pas là autrefois. J'en

suis fier",

CHAUVES, posez-vous cette question :

"Est-ce que je dépenserais trois minutes, et quatre centins, par jour, si j'étais raisonnablement convaincu d'avoir des résultats satisfaisants ? Sans doute, la réponse serait "oui".

Vous ne voulez pas devenir ou demeurer chauve — mais quoi faire ?

Employez la Pommade Ferond (Milnshaw) , régulièrement, consciencieusement, avec la convie- .^^^^i^C><^t-^ H 'j^^Ty^^'^l^n^-^f

tion qu'elle a réussi pour des milliers de personnes ( I

et qu'elle doit réussir dans votre cas.

La Pommade Ferond est en vente dans toutes les bonnes pharmacies,

etc., à $1.50 le flacon.

NOM A TITRE D'ESSAI ; — Envoyez-nous 35 sous

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sultats positifs. — 3 0 ans de succès partout.

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