I.E DUC
Mademo selle...
MARIE
Monsieur le duc!
LE D1C
Cela nous aftlige, mademoiselle, de vous voir occupée de soins indignes de vous!... maintenant que nous savons qui vous êtes... ,
LEGER, à part, tout étonné.
Qui est-ce qu’elle est donc?
LE DUC, continuant.
Ne pouvez-vous quitter ces occupalions-là, et demeurer près de la duchesse... comme... comme une amie?...
MARIE
Si j’avais l’honneur d’être l’amie de madame la duchesse, ce serait une raison de plus pour moi de veiller à son chevet quand elle souffre, et de lui rendre tous les soins que son
4 LE MARGEUR DE FER
état réclame. Ce n’est donc pas maintenant que je devrais cesser mon... mon service. Quand madame la duchesse sera rétablie, je pourrai accepter l’offre généreuse de mes'bien* faiteurs, mais alors seulement! D’ici là, je désire conserver des fonctions... qui me sont devenues chères 1...
LE duc. 1 . >
Noble enfantl
LÉGER, & part.
Et comme elle parle!... Pas une faute, j’en suis sûr!
LE DUC, il reganlo Marie avec tendresse, et il va lui parler; mais il s'arrête au !>ruit que fait Léger qui s’est assis dans la cheminée pour mieux écouter.
Mais il va bien, ce feul sors donc de 1', imbécile!
LÉGER, à part.
Imbécile!... devant elle!
En se relevant, il so prend les pieds dans les pincettes. MARIE.
Léger, allez aider à madame la duchesse.
LÉGER
J’y vais, mademoiselle. (\ part.) Qui est-ce donc qu’elle est?...
Il disparait.
LE DUC, dès qne Léger est sorti.
Marie. (So reprenant.) Non! Diane! chère Diane!
MARIE
Pardon!... Voici ma maîtresse.
Ello s’élance au-devant de la duchesse qui parait h droite, appuyée d’un côté sur Léger et de l’autre sur une fille de chambre. La duchosse est amenée à un grand fauteuil, près de la cheminéo, puis Léger et la flllo de chambre se retirent. La duchesse lient à la main son mouchoir et son fiacon. — On devra remarquer que, par l’effet de l’habitude, elle tient toujours ce flacon et le respiro souvent.